Autopsie de la reconnaissance :  quand l’ingratitude a bon dos.

Ecrit par Ami Rougé

Dans nos interactions les uns envers les autres, il arrive que nous nous fassions du bien, que nous nous offrions des cadeaux, que nous nous rendions des services, et nous attendons de la reconnaissance des uns envers les autres. L’ingratitude est le contraire de la reconnaissance. L’ingratitude fait mal, l’ingratitude blesse, l’ingratitude peut tuer, l’ingratitude est une trahison, l’ingratitude est un poignard dans le dos, l’ingratitude d’un ami est pire que les attaques d’un ennemi. Mais l’ingratitude a aussi bon dos.  S’il est vrai que nous devons être reconnaissants pour l’amour, la gentillesse, les efforts, les cadeaux et les services que nous nous rendons les uns aux autres, force est de reconnaître que dans cette société en quête de reconnaissance nous taxons trop facilement les autres d’ingrats. Les récits de reconnaissance semblent plus rares que les récits d’ingratitude. Quelqu’un s’est interrogé ainsi : « la reconnaissance est décédée ; je me demande pourquoi les gens sont de plus en plus ingrats ? » Vous êtes-vous déjà posé une question similaire ?  Oui ? Alors je vous invite à combattre ce que j’appelle le syndrome de la poutre en posant la question autrement : je me demande pourquoi je trouve de plus en plus que les gens sont ingrats. C’est autour de l’histoire secrète de la famille Igrecque que nous allons broder.

Il y a de cela quelque temps j’ai été témoin lointain d’une situation qui a fait voler toute cette famille en éclat. Je précise qu’il s’agit ici d’une famille dans les proportions africaines. Un membre de cette famille avait décidé de poser un acte de générosité envers un deuxième membre de la famille. Et d’autres membres de la famille ont considéré cette initiative comme de l’ingratitude envers un troisième membre de la famille. Comment une pratique aussi merveilleuse que la générosité pouvait-elle être prise pour de l’ingratitude d’un autre point de vue ?  Ils ont déterré les vieilles histoires de personnes décédées, de services rendus ou refusés, de gratitude ou ingratitude etc. Et ils se sont fait la guerre.  Pourquoi cette famille s’est-elle détruite ? Comment nous sert-elle de contre-exemple ? Le but ici est de découvrir si vos attentes en matière de reconnaissance sont celles de Dieu, celles du monde ou celle de votre chair.

1.Ils avaient leur propre vision de la reconnaissance.

Oui quand vous avez votre propre vision de la gratitude vous pouvez ne pas la voir là où elle s’exprime. Il nous arrive de trouver des personnes ingrates parce qu’elles ont manqué de manifester leur reconnaissance de la manière dont nous nous attendions à ce qu’elles le fassent. Voici trois exemples d’illustration.

  1. Une mère s’occupe seule de son garçon après la désertion de son mari. Une fois adulte le fils se réconcilie avec son père et décide d’en prendre soin matériellement. La maman, si elle a ses propres critères de gratitude, pourra considérer que son fils est un ingrat après tous les sacrifices qu’elle a consentis seule pour en faire un homme indépendant. Si elle est objective, elle comprendra que s’occuper de son père ne fait pas de son fils un ingrat vis-à-vis d’elle. L’ingratitude aurait été de ne pas s’occuper de sa mère qui a tout fait pour lui. S’il prend soin de sa mère il n’est pas ingrat même s’il prend soin de son papa autrefois absent.

2. Un pasteur donne sa vie pour une brebis au point de s’en occuper avec amour comme de son propre fils. La brebis un jour ne trouve plus auprès de ce pasteur ce dont elle a besoin et décide de s’en aller brouter ailleurs. Le pasteur déçu peut interpréter cela comme de l’ingratitude. Se détacher afin de trouver mieux à un moment donné de notre croissance spirituelle n’est pourtant pas de l’ingratitude. L’ingratitude serait de partir en disant du mal du pasteur comme s’il n’avait jamais rien fait de bon.

3. Une femme sert d’entremetteuse entre son ami homme et son amie femme. Il finit par la demander en mariage. Ils choisissent leurs 4 témoins. Puisque l’entremetteuse n’en fait pas parti elle trouve les amoureux bien ingrats. En tant que témoin de leur rencontre elle pense avoir le droit d’être témoin de leur union.  En mettant son orgueil blessé de côté elle pourra réaliser que les futurs mariés sont très reconnaissants car ils n’arrêtent pas de raconter à qui veut l’entendre que c’est grâce à l’entremetteuse qu’ils se sont aimés. Cette dernière est amère car ses standards de gratitude ne sont tout simplement pas les bons.

Lorsque vous avez votre propre vision de la reconnaissance, vous ouvrez grand la porte à la déception, à la frustration et à l’amertume.  Le service rendu qui devait vous unir à l’autre devient alors le facteur qui vous divise.

2.Ils ont donné à la reconnaissance un caractère perpétuel

Quelques fois à partir du moment où vous rendez service à une personne, elle prend ‘perpét’. Elle vous a déjà remercié, elle vous a aussi rendu un service plus tard. Mais en 2019, vous racontiez encore comment vous avez payé son loyer en 1997 et vous ne comprenez pas qu’elle puisse hésiter à vous rendre service en 2020.  Que dire de ceux qui pensent que la gratitude pour service rendu est extensible ou transgénérationnelle ? La sœur doit être reconnaissante pour le service rendu à son frère, ou le petit-fils doit éprouver de la gratitude pour service rendu à sa grand-mère, alors même que ça ne le concerne ni de près ni de loin. Vous ne permettez pas au bénéficiaire et aux siens d’oublier un seul instant qu’à un moment de sa vie vous avez répondu présent. Vous voulez que comme la sortie d’Egypte votre bienfait soit raconté sous toutes les formes littéraires, de génération en génération. Et que l’on vous remercie encore et encore. Ce genre d’attitude pousse l’autre à regretter d’avoir un jour reçu de vous. Vous transformez votre bienfait en fardeau. Nous devons en tant que chrétiens intégrer une chose :  on est reconnaissant à Dieu de manière continue car il nous offre la vie de manière éternelle. On est reconnaissant à l’homme de manière temporelle car il nous rend un service temporel.

3. Ils ont confondu reconnaissance et redevabilité

Si vous pensez que donner à quelqu’un revient à ce qu’il ait envers vous une dette au minimum psychologique ou affective , c’est que vous confondez reconnaissance et redevabilité.

Le mot redevable a plusieurs significations. L’utilisation qui nous intéresse répond à la définition suivante :  Nous sommes redevables à une personne qui nous a rendu service lorsque nous sommes obligés de rendre service en retour à cette personne le jour où elle nous le demande.

Le pire mal que l’on puisse faire à la reconnaissance c’est de la confondre avec la ‘redevabilité’. Une personne redevable est une personne qui n’a pas encore payé quelque chose. Une personne reconnaissante est une personne qui réalise le bien qu’on lui a fait. La ‘redevabilité’ est une obligation et la reconnaissance est un choix. La gratitude procure du plaisir là où la ‘redevabilité’ met un joug. La ‘redevabilité’ asservit et la reconnaissance libère.

Un bienfaiteur peut vous manipuler au point de vous faire croire que votre absence de sentiment de ‘redevabilité’ équivaut à de l’ingratitude. La personne qui se sent redevable s’expose à la servitude et à la domination de l’autre qui peut la maintenir dans une relation abusive.  Comme cette maman qui a été accueillie par son frère lorsque son mari l’a mise à la porte avec ses filles. Lorsque ses filles ont été abusées par son frère, parce qu’elle a confondu reconnaissance et ‘redevabilité’, elle n’a pas osé porter plainte contre lui. Une jeune fille de 16 ans a eu une démarche inverse. Hébergée par sa sœur elle a été violée par le mari de cette dernière. Elle a porté plainte malgré la farouche opposition de toute sa famille. Sans surprise, elle a été rejetée et traitée comme une ingrate n’ayant pas reconnu à sa juste valeur le service rendu par sa sœur.  Elle leur a répondu ceci : « je suis reconnaissante à ma sœur de m’avoir offert un toit, mais le viol et le vol de ma virginité n’était pas sur le contrat moral du service rendu. » Elle avait tout compris.

L’ingratitude équivaut à voler dans la maison d’une personne qui vous a gentiment hébergé alors que sans travail vous étiez à la rue. La ‘redevabilité’ c’est de se sentir obligé de rester quand cette personne dit avoir besoin de vous pour garder ses enfants, alors même que vous avez enfin trouvé un travail à 200 kilomètres de là. L’ingratitude c’est arriver tous les jours en retard au travail que votre oncle a eu du mal à trouver pour vous dans la société de son meilleur ami. La ‘redevabilité’ c’est se sentir obligé de faire les courses de cet oncle tous les week-ends sachant qu’avant de vous trouver ce poste il ne vous avait jamais imposé les courses.

Lorsque vous rendez service à quelqu’un et que vous omettez de lui préciser que vous attendez de sa part un contre-don, ce n’est pas un service : c’est un piège.

La reconnaissance est un acte d’humilité et elle est supérieure à la redevabilité.

Alors en tant que chrétiens, comment devons-nous rendre service pour éviter les fruits pourris que sont l’amertume, la frustration, l’aigreur, la peur de donner à nouveau, la méfiance, le regret, les remords etc.

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Les solutions se trouvent dans la Parole de Dieu.

  1. Vous rappeler que vous n’êtes pas Dieu. N’étant pas Dieu vous ne pouvez pas exiger des autres plus que lui-même n’exige. Pourquoi auriez-vous le droit de pousser l’autre à vous être reconnaissant, voire redevable ? Dieu déverse ses nombreux bienfaits dans nos vies et même s’il souhaite que nous lui soyons reconnaissants et qu’il hait l’ingratitude, j’ai vu des ingrats recevoir des bénédictions de sa part, encore et encore.

 

2. Donner comme pour le Seigneur: Il est écrit dans Colossiens 3 :23 “tout ce que vous faites, faites-le de bon cœur comme pour le Seigneur et non pour des hommes “. Oseriez-vous demander à Dieu de vous manifester de la gratitude ? Non. Alors donnez à l’autre comme si vous donniez à Dieu et vous ne serez jamais déçu.   Rendre service c’est comme planter une semence pour la croissance de l’autre. Vous plantez dans la vie de l’autre ; c’est par conséquent dans sa vie que les fruits visibles doivent pousser, pas dans la vôtre. Si vous récoltez de l’homme l’ingratitude ou la traitrise, Dieu évalue toujours vos actions à leur juste valeur.

3. Se rappeler que la louange revient à Dieu. Lorsque vous rendez un service, il est important de ne pas oublier que la louange et la gloire doivent toujours revenir à Dieu. Le bénéficiaire peut vous remercier, mais vous n’êtes qu’un canal du Créateur pour sa bénédiction. S’il remercie Dieu, c’est suffisant. Libérer ceux à qui vous rendez service est un acte spirituel d’une grande portée. Essayez donc le « Tu ne me dois rien » libérateur et mettez un point d’honneur à adopter l’attitude qui va avec. Cela procure un exquis sentiment de bonne conscience. Cela permet aux bonnes âmes pleines de gratitude de profiter pleinement de votre don, sans gêne, sans souffrance et sans se sentir redevables.

4. Donner c’est avoir déjà reçu. Paul nous rapporte dans Actes 20 :35 une parole du Seigneur : il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir. Ce verset est le BEABA de ceux qui ont entrepris de rendre service aux autres et qui ne veulent pas en souffrir. Il vous assure que votre don vous procure un bonheur plus grand que le plaisir de celui qui le reçoit ; Il vous informe que recevoir la reconnaissance du bénéficiaire ne vous donnera pas un plaisir plus grand que celui que vous retirez de votre geste. Vous êtes déjà comblé en donnant et le merci de l’autre ne rendra pas votre don plus plaisant aux yeux de Dieu. Votre don suffit à vous faire entrer dans les hauteurs du plaisir divin. Si l’autre réussit grâce à vous, vous pouvez y trouver votre satisfaction même sans un merci de sa part.

5. Et si vous travailliez sur votre propre reconnaissance ?  Il est commun de mettre l’accent sur l’ingratitude des autres et de ne jamais reconnaître la nôtre ou de la justifier. Gérard de Nerval a dit : il n’y a qu’un seul vice dont on ne voit personne se vanter, c’est l’ingratitude. Si vous avez (trop) besoin de reconnaissance, si vous êtes en mal de reconnaissance, si vous êtes frustré de ne pas recevoir autant que vous pensez mériter, sachez qu’une ombre plane sur votre propre sentiment de gratitude envers Dieu. Se plaindre des autres c’est se mettre dans une posture d’ingratitude vis-à-vis du Seigneur.

Au lieu d’attendre la reconnaissance de la part des autres il est peut-être temps de travailler sur votre propre reconnaissance.

Comment travailler sur sa reconnaissance ?

  1. Ne plus se sentir redevable. Je clarifie encore : la gratitude n’est pas la ‘redevabilité.’  Si vous êtes tombé dans le piège d’un bienfaiteur qui par son cadeau secrètement empoisonné vous pousse à être redevable pour ce qui au départ était clairement un service gratuit, osez vous libérer !  Dans Luc 17 versets 11 à 19, Jésus guérit 10 lépreux. Un seul revient vers lui pour manifester sa reconnaissance. Jésus semble attristé de l’attitude des autres, mais il ne va pas les chercher par le col pour exiger d’eux la reconnaissance. Si vous sentez une pression de l’autre, si vous avez les moyens de rendre pour être libéré, faites-le. Si vous n’avez pas les moyens de rendre libérez-vous spirituellement , mentalement et si possible physiquement.  Tant que ce n’était pas une dette, tant que cela n’avait pas été spécifié, tant que ce n’était pas un accord tacite, l’autre n’a pas à attendre un contre-don de votre part. Libérez-vous du joug de la servitude, sans culpabilité.

Il arrive aussi de se mettre soi-même sous le joug de la ‘redevabilité’ alors que celui qui nous a rendu service ne nous demande rien. Dans ce cas, posez vous les questions suivantes :  Pourquoi je me sens redevable sachant que mon bienfaiteur a agi de bon cœur ?  Est-ce le manque d’assurance, la peur, mon propre cœur hypocrite et méchant, ou mon orgueil qui m’impose de rendre la pareille afin d’effacer le service rendu et de me retrouver sur le même pied d’égalité que le bienfaiteur initial ? Sondez vos propres motivations et demandez la guérison à Dieu. Quelque fois nous aimons nous sentir redevables pour éviter d’être pleinement reconnaissants.

2. Travailler sur votre propre reconnaissance en étant reconnaissant. Colossiens 3 : 15 (soyez reconnaissants) ne s’adresse pas à votre frère ou à votre sœur, mais à vous premièrement. Vous voulez que les autres vous soient reconnaissants ? Soyez reconnaissants d’abord. Matthieu 7 :12 nous dit : “tout ce que vous voulez que les autres fassent pour vous faites-le également pour eux.”

Au lieu de comptabiliser les manquements des autres il est temps d’apprendre à être plus reconnaissant et de vous y appliquer avec soin et délicatesse afin de ne pas devenir l’ingrat des autres.

Vous voyez la sensation de plénitude qui vous manque lorsque vous pensez faire les frais de l’ingratitude ? Mesurez que quelqu’un d’autre peut ressentir la même chose parce qu’il n’a pas reçu de votre part la reconnaissance qu’il était en droit d’attendre. 2020 peut être l’année de la reconnaissance : revenir sur vos ingratitudes passées et les réparer d’un « pardon », d’un cadeau, d’un « merci », d’un acte de gentillesse, d’un témoignage qui met l’autre en avant etc. Mieux vaut tard que jamais, nous dit l’adage. Même si l’autre avait une vision erronée de la reconnaissance, à partir du moment où vous prenez conscience de sa souffrance par rapport à votre ingratitude supposée une clarification dans l’amour peut être nécessaire.  Par vos actes de reconnaissance vous pouvez être un canal pour la guérison de l’autre.

Embellissez votre propre jardin au lieu de regarder les mauvaises herbes qui poussent chez le voisin. Offrez-lui une magnifique vision de votre jardin, peut-être lui donnerez-vous l’envie de faire de même.

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Bonne année 2020 à tous.

theamijournal.com

 

 

 

 

 

 

 

Série : Jésus pionnier de l’émancipation féminine : Les dessous du débat sur le vêtement de la femme chrétienne.

Versets de référence :

1 Pierre, Chapitre 3
1Femmes, soyez de mêmes soumises à vos maris, afin que, si quelques-uns n’obéissent point à la parole, ils soient gagnés sans parole par la conduite de leurs femmes, 2en voyant votre manière de vivre chaste et réservée.3Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d’or, ou les habits qu’on revêt 4mais la parure intérieure et cachée dans le coeur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu.5Ainsi se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu, soumises à leurs maris,6comme Sara, qui obéissait à Abraham et l’appelait son seigneur. C’est d’elle que vous êtes devenues les filles, en faisant ce qui est bien, sans vous laisser troubler par aucune crainte.7Maris, montrer à votre tour de la sagesse dans vos rapports avec vos femmes, comme avec un sexe plus faible; honorez-les, comme devant aussi hériter avec vous de la grâce de la vie. Qu’il en soit ainsi, afin que rien ne vienne faire obstacle à vos prières.

1 Timothée 2 : 9-10 « De même, que les femmes soient revêtues d’une parure décente, avec pudeur et modestie, non pas avec des tresses et de l’or, ou des perles, ou des vêtements somptueux, mais avec de bonnes œuvres, ce qui convient à des femmes qui affirment honorer Dieu. »

Auteur : Ami Rougé

Introduction :

A ma conversion à Christ, mon premier choc émotionnel fut la découverte du combat contre le pantalon féminin. 25 ans après, le débat sur les tenues des femmes chrétiennes n’a toujours pas pris fin. Il s’est surtout amplifié. D’un côté se tiennent ceux qui attaquent : les censeurs, et de l’autre ceux qui défendent : les libéraux. Chaque groupe ayant ses sous-groupes : extrêmes, modérés, centristes etc. Certains disent oui au pantalon et non au décolleté, d’autres disent non au pantalon mais oui aux perruques, d’autres encore disent oui au voile et oui à la mini-jupe etc. Dans tous les cas, l’apparence physique des femmes déchaine les passions et semble remporter la palme d’or des discussions évangéliques…plus important que la pédophilie, plus digne d’intérêt que les chrétiens tués en Orient pour leur foi, et plus utile que le problème des femmes battues…
Après 25 ans en tant qu’auditrice des joutes verbales entre libéraux et censeurs je vous expose ici les réflexions qu’elles m’ont inspirée. Il ne s’agit pas d’être pour ou contre, ou de dire à la femme comment elle devrait s’habiller, chacun rendra compte tout seul pour lui-même devant son créateur. Mon but ici est d’analyser la manière dont les débats sont menés des deux côtés, et de pointer du doigt les arguments et contre-arguments qui dérangent.

Plan :

Introduction

I. Analyse des propos des censeurs
1- Un débat violent
2- Un débat qui manque d’éthique
3- Un débat qui affecte les écritures
II. Analyse des réponses des défenseurs
III. Et Jésus dans tout cela ?
Conclusion

I. Analyse des propos des censeurs
1) Un débat violent

Le débat est rendu violent par l’utilisation d’un langage inapproprié

Alors que Paul et Pierre ont employé dans 1 Timothée 2  et Pierre 3 un langage respectueux, honorable, révérencieux, et doux, la plupart des personnes qui critiquent l’apparence physique des femmes chrétiennes usent d’un langage déplacé, moqueur, souvent lapidaire, quelques fois violent, et toujours réducteur. Les commentaires sont totalitaires, arbitraires, légers et insultants. Je n’ai jamais entendu dans ces débats un discours du genre : « femmes vous n’imaginez pas combien un vêtement digne est le reflet de votre beauté intérieure, combien ça honore le Christ que vous soyez convenablement couvertes, combien il se réjouit que votre tenue reflète sa pureté, vous êtes plus belles naturelles que maquillées etc. » Il est plutôt commun d’entendre : « femme arrêtez d’être des séductrices et de faire tomber les hommes avec vos tenues de païennes, votre maquillage de prostituées, vos bijoux de sirène des eaux. Les musulmanes vous surpassent en sainteté. Vous irez en enfer. » Ils ont fait de l’apparence physique de la femme une condition de salut au mépris de la vérité divine.
Il me vient alors deux images lorsque je les lis ou entends : de la salive projetée sur les paroles de Paul et de la boue renversée sur les phrases de Pierre.

Le débat est rendu violent car il hypersexualise la femme chrétienne

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Femme juive ultra orthodoxe au 21ème siècle

Lorsqu’on parle d’hypersexualisation du corps féminin, on accuse en général tous ces gens qui se plaisent à exposer la nudité de la femme. Mais réalisez-vous que ceux qui veulent couvrir la femme à l’étouffé sont aussi coupables d’hypersexualisation ? Quand un homme trouve qu’un coude de femme ou un vernis à ongles est un acte de séduction qui peut le faire tomber dans le péché, il y a un problème évident d’hypersexualisation maladive. Non, le coude n’est pas un organe sexuel et le vernis à ongles n’a pas vocation à vous donner une érection. Je dis souvent que s’ils n’avaient pas besoin de nos mains pour leur préparer des agapes ou de nos voix pour garantir une louange vivante ils exigeraient qu’on les enveloppe. Il est évident que l’on ne peut être hantés à ce point par la couverture du corps des femmes à moins de les considérer comme des objets sexuels ambulants dotés d’un pouvoir irresistible sur le sexe opposé. D’où le besoin frénétique de juger son apparence physique et de la couvrir au maximum afin de protéger les saintetés masculines. Le débat sur le vêtement des femmes chrétiennes est d’une violence inouïe : il colle à la femme une étiquette de tentatrice permanente alors que le péché d’Eve a été réglé en même temps que celui d’Adam : à la croix. Ces hommes agissent aussi comme si le corps de toutes les femmes appartenait à tous les hommes, comme si chacun d’eux avait le droit de juger le corps de chaque femme et d’en faire un champ de mission ou un terrain de combat. Si pour le monde la femme est un objet à découvrir, pour ces chrétiens elle est un objet à couvrir. Objet quand même dans les deux cas.

2) Un débat qui manque d’éthique

Le débat manque d’éthique à cause du deux poids deux mesures.

Si l’apparence physique des femmes chrétiennes déchaine les passions celle des hommes chrétiens ne tient qu’à cette phrase : « l’homme ne portera pas de vêtement de femmes » (Deut 22 :5) C’est tout ? Est-ce vraiment tout ce que Dieu leur demande ? La culture biblique de la pureté vestimentaire ne concerne t-elle donc que les femmes ? Certains censeurs poussent l’offense jusqu’à soutenir qu’il n’est écrit nul part dans la Bible que l’homme doive s’habiller avec modestie et sainteté. Il ne serait donc pas soumis aux mêmes obligations vestimentaires que la femme. Que faire alors de 1 Corinthiens 6 :18, 1 pierre 2 : 11, Ephésiens 5 :3, Ephesiens 5 :5. ? Ces versets exhortent à la pudeur hommes et femmes. Et la pudeur vestimentaire en fait partie. D’autres censeurs avancent que les hommes n’ont pas besoin de faire attention à leurs tenues car cela n’a aucune incidence sur les désirs sexuels des femmes. Ah bon ? La femme n’est-elle pas le sexe faible ? En tout cas c’est ce que Paul écrit.(1 Pierre 3 :7) J’en conclus que si une femme chrétienne ne peut apparaitre ainsi

beautiful-1274056_1920sans créer de polémique et qu’un homme chrétien peut paraitre ainsi

homme peut porter ça

sans susciter le moindre débat, il s’agit plus d’un acharnement de la part des censeurs, que d’une question de pureté. A cause de ces deux poids deux mesures on peut douter de la sincérité du débat sur le vêtement des chrétiennes. Il ne faut donc pas s’étonner du sentiment amer d’injustice que cela crée chez de nombreuses soeurs.

Le débat manque d’éthique parce qu’il déresponsabilise l’homme.

Un pasteur que j’écoute et admire beaucoup a un jour dit, et je résume avec mes propres mots, que lorsqu’un homme voit une femme avec un joli visage et qu’il la regarde une fois ce n’est pas forcément un péché, parce que l’on est naturellement attiré par la beauté. Mais si elle passe devant lui et qu’il se retourne pour la regarder, ce second regard devient péché, car l’homme n’a pas pu résister à la sensualité de la femme. Quoi ? Alors l’homme n’a pas eu le réflexe d’ôter cet œil (Matthieu 5:29) qui était pour lui une occasion de chute, il a laissé sa convoitise (Jacques 1:14) faire son chemin dans son âme et en conclusion la femme est accusée d’avoir dégagé de la sensualité ? La femme est-elle la gardienne de la moralité et de la pureté des hommes ? Aurait-elle d’un côté la nature du péché et de l’autre la mission de l’Esprit Saint ? On oublie trop souvent que c’est à Adam que Dieu a demandé des comptes.

Le débat manque d’éthique parce que les censeurs n’en ont jamais assez

Vous vous couvrez les bras, ils exigent que vous vous couvriez les avant-bras. Vous vous couvrez les genoux, ils veulent vous couvrir les chevilles, vous vous couvrez le torse, ils veulent que vous vous couvriez le cou. Même si vous vous habillez comme les femmes au temps de Jésus, ce ne sera jamais assez pour eux. La preuve, elles portaient des bâches et la société trouvait encore qu’elles étaient trop dangereuses pour se promener seule dans les rues. Certains verront de la séduction dans la manière dont vos mains tournent les pages de la Bible, dans les battements de vos yeux qui admire ses versets, sur les mouvements de vos lèvres qui la lisent, dans les intonations de votre voix qui chante les merveilles de Dieu. Ils trouveront toujours le moyen de vous accuser de leur propre faiblesse.

III. Un débat qui affecte les écritures

Un débat qui affecte les écritures par le manque de profondeur

Combien d’entre eux ne sont-ils pas dans la lettre ? combien d’entre eux font-ils l’effort d’étudier le contexte ? Combien d’entre eux font-ils des recherches linguistiques ? Combien ne sont-ils pas fermés à la réflexion ? Vous aurez beau leur expliquer l’évidence : le pantalon n’existait pas tel quel à l’époque et il y a différentes manières de porter le pantalon aujourd’hui etc.

9416814cc35635be981ae457fdeb84d8                  d579a40766e2f6f1b2704fa32d51d828  100-lin-tunique-femme-collection-printemps-eteIls répèteront encore et encore « la femme ne doit pas porter de pantalon, la femme ne doit pas porter de pantalon, la femme ne doit pas porter de pantalon, enfer, enfer, enfer ! »

Un débat qui affecte les écritures car les censeurs prennent la place de Dieu

De nombreux censeurs associent constamment l’habillement des femmes à l’homme. Vous vous habillez « pur » ? C’est pour ne pas les faire tomber. Bravo. Vous vous habillez « impur » ? c’est pour les faire tomber et pas bravo. Comme si les femmes devaient s’habiller en fonction de l’effet qu’elles ont sur les hommes. Il n’est aucunement  question des hommes dans les passages de référence. Si Pierre mentionne le « mari » (dont Abraham cité en référence) il ne fait pas cas des autres hommes. Ces derniers n’ont de cesse de s’introduire dans un verset qui ne les implique aucunement et prennent de ce fait la place du mari et celle de Dieu. Il n’est pas écrit :« De même, que les femmes soient revêtues d’une parure décente, avec pudeur et modestie, non pas avec des tresses et de l’or, ou des perles, ou des vêtements somptueux, mais avec de bonnes œuvres, ce qui convient à des femmes qui affirment honorer l’Homme . » ni  «Ainsi se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient en l’homme, soumises à tous les hommes, comme Sara, qui obéissait à tous les hommes et les appelait ses seigneurs. »Les censeurs se placent au centre de ces versets en laissant croire que les femmes doivent veiller sur leur tenue vestimentaire afin de ne pas déranger les hommes ou les tenter ; ce n’est pas la pensée de Dieu révélée dans ces versets. La femme chrétienne doit s’habiller avec décence et modestie non pas pour éviter de faire tomber les hommes, mais pour honorer le Seigneur parce que c’est sa volonté. Il s’agit de plaire au Seigneur et non pas de préserver le sexe opposé. Et si l’homme est préservé tant mieux, mais c’est accessoire. La masculinisation de ce débat est une cause majeure de la rébellion qui persiste dans les cœurs de nombreuses femmes qui résistent à ces versets. Il est temps de « démasculiniser » la discussion et de la ramener à la vertu de Christ.

Comment les défenseurs réagissent-ils aux propos des censeurs ?

1. Ils se justifient. Les femmes qui portent des perruques ou qui se maquillent, ou qui s’habillent sexy etc. se sentent souvent accusées et attaquées par les propos des censeurs. Leur réaction est de contre-attaquer parce que blessées. Les pasteurs dont les femmes ou les filles ont une apparence que les censeurs jugent mondaines vont tout faire pour justifier dans leur prêche, leurs femmes, leurs filles ou les femmes de leur église. Ils rendent coup pour coup, verset pour verset. Si vous êtes certains que Dieu ne réprouve pas votre apparence physique quel intérêt de vous justifier devant l’accusateur ? Notre justification propre n’a aucune valeur, seul Christ justifie parfaitement.

2-Ils veulent faire fléchir leurs accusateurs. A trop vouloir convaincre les censeurs, les défenseurs tombent également dans le piège de la déformation des écritures. Les explications sur le fait que le voile ne serait pas obligatoire, sur le ministère des femmes, sur les nombreux éléments bibliques d’ordre culturel etc. semblent quelques fois sortir du chapeau. Autant les censeurs sont à la lettre, autant les défenseurs creusent trop. Dans leur zèle à justifier leurs pratiques ils en arrivent à critiquer Paul au point d’exprimer des doutes à son sujet.  A peine si certains ne considèrent pas l’apôtre comme un imposteur juste parce que leurs femmes enseignent ou ne portent pas le voile. C’est terrible. Ils prennent les phrases de Paul, puis les tournent, les retournent, les contournent, les détournent. Même une cérébrale comme moi en reste bouche bée. A trop réfléchir on court le risque de devenir philosophe. A creuser trop profondément on risque de ne plus pouvoir sortir du trou.

3-Très peu de libéraux se posent la question suivante : et si les censeurs avaient (un peu) raison ? Et si le monde avait plus d’impact sur mon apparence physique que je ne veux l’avouer ?
Peu d’entre eux font la démarche de réfléchir sur leurs réelles motivations. Pourquoi je me maquille ? Pour mon plaisir ou pour séduire ? Pourquoi je ne porte pas le voile ? Parce que je suis convaincue que ce n’est pas une obligation ou parce que j’ai envie de montrer mes beaux cheveux ? etc. Qu’est-ce qui me préoccupe le plus, le regard de Christ ou celui des hommes ? L’honneur du Seigneur ou mon succès vestimentaire ?
Une femme chrétienne fréquentant une célèbre église évangélique est allée acheter des vêtements chez sa voisine et elle a craqué pour ceci.

elle a choisi çaElle est revenue quelques mois plus tard pour choisir un autre vêtement afin de se rendre à une cérémonie familiale de baptême catholique. N’ayant pas trouvé son bonheur, elle a demandé à la vendeuse de se réapprovisionner rapidement. Cette dernière lui répondit ceci : « je n’aurai pas de nouveauté avant ta cérémonie, pourquoi ne portes-tu pas la robe achetée la dernière fois ? » La chrétienne de lui répondre choquée : « Ah non je ne peux pas aller à ce baptême avec cette robe. Je la mets pour le culte du dimanche à mon église. Pour le baptême je cherche un beau tailleur classe de ce genre.  »la-reine-de-jordanieIl ne s’agit pas de porter un jugement de valeur sur  le fait que la robe glamour lui serve de vêtement pour le culte. Chacun fait comme il veut, et si son église le lui permet qui suis-je moi pour en faire un drame ? Mes choix vestimentaires ont sans doute (également ) été source d’émois chez d’autres, les échelles de valeur étant variables. Ce qui interpelle ici c’est cette aisance à déclarer la robe rose indigne d’une réunion famililale, mais convenable pour le culte du dimanche.
La deuxième histoire concerne une femme chrétienne qui se marie. A la cérémonie traditionnelle elle porte cette robe.

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Une semaine plus tard à la mairie elle porte celle-ci.

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Elle arrive pour sa cérémonie religieuse à l’église avec ça.

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Il y a de quoi s’attrister. Il y a de quoi s’émouvoir. Si cette mariée avait porté le même genre de robes à toutes ses cérémonies cela n’aurait pas été aussi malaisant. On aurait compris qu’il s’agissait de son style, de son “mood”. Qu’on apprécie ou pas elle serait dans la continuité. Les variations de style chez cette mariée laissent à désirer car pour la tradition elle a opté pour la modestie,  devant la république elle a choisi la chasteté et en présence de Dieu elle s’est laissée aller au sexy. Quel message a-t-elle véhiculé à toutes les personnes qui ont assisté à ses trois cérémonies ? Christ n’est pas aussi digne que la tradition, il n’est pas aussi digne que le maire. En lui seul je peux me laisser aller.

Qui est le Christ pour nous et qu’est-ce qu’il mérite ? Quelle image de notre Seigneur se dégage de mon apparence physique ? Telles sont les questions fondamentales.

III. Et Jésus dans tout cela ?

Les femmes à l’époque de Jésus s’habillaient toutes de manière plus que décente. Je veux dire par là qu’il n’y avait pas de risque d’avoir un dos dénudé, ou un coude apparent. Malgré cela la société trouvait quand même le moyen de les hypersexualiser. Comment ?
Selon Madame le docteur Zhava Glaser(1) (sources : jewsforjesus.com)
1. Les femmes étaient tenues en haute estime dans l’ancien testament mais dans le nouveau testament leurs droits avaient décliné et leur vie était confiné presque entièrement dans la sphère familiale privée.
2. À l’époque talmudique, les femmes respectables étaient censées rester dans l’enceinte de la maison. La terminologie utilisée pour une prostituée était «celle qui va ailleurs».
3. Si une femme était dans la rue elle devait être accompagnée, il lui était interdit de parler aux hommes et elle devait être lourdement voilée.
4. Un passage talmudique ladécrit comme «enveloppée comme une personne en deuil (faisant référence au revêtement du visage et des cheveux) isolées des gens et enfermées en prison» (Eruvim 100b)
L’attitude de Jésus envers les femmes était opposée à l’ordre et aux craintes de son époque. Il a assaini l’image sexuel des femmes.
Il leur parlait en public et osait même parfois faire le premier pas comme avec la veuve de Naim ou la samaritaine. Il a accepté des femmes comme compagnons de voyages. Il n’a pas vu en elles des potentielles aguicheuses qui ferait tomber les hommes de l’équipe. Il avait un RDV divin avec la samaritaine, et pour se retrouver avec elle, Il n’a pas hésité à éloigner ses disciples parce qu’ils auraient fait « gnangnangnangnan » et il a pris le temps de discuter avec cette femme sans crainte d’être envoutée par sa voix de pécheresse. Lorsque la femme à la perte de sang l’a touché, il savait dans son omniscience ce dont elle souffrait, mais il n’a pas ressenti de dégout. Il a plutôt laissé sa vertu guérir la malade. Il était loin de La Menstruophobie ambiante. Mais le meilleur se trouve dans l’histoire de la femme de mauvaise vie. Celle qui a mouillé les pieds de Jésus de ses larmes, les a essuyés avec ses cheveux, avant de les parfumer. Qui peut croire qu’elle ait fait cela comme on passe une serpillère ? Elle avait des mains de pécheresse et a sans doute fait preuve d’une certaine délicatesse. Agir ainsi envers un homme, qui plus est un Rabbin et en public, vous imaginez la gravité de ses actes ?! La chevelure des femmes…mais c’est l’ile de la tentation pour ces hommes. Jésus a-t-il crié à la sirène des eaux ? Non ! pourquoi ? parce que rempli du Saint Esprit il n’avait aucune convoitise dans son cœur, ses pensées ne pouvaient donc être souillées. Il n’a pas considéré cette femme ni toutes les autres comme des personnes à accuser ou à craindre, mais plutôt comme des êtres humains ayant besoin d’être couvertes par sa pureté. N’est-il pas l’exemple à suivre cher frère, cher monsieur ?

Conclusion

Les femmes chrétiennes doivent savoir que quand il marchait en tant qu’homme sur la terre, Jésus a assaini l’image de la femme. Il a montré aux pharisiens que c’étaient eux qui avaient un problème. A la croix il n’a pas seulement réglé le péché d’Adam, il a aussi réglé le péché d’Eve une fois pour toutes. Votre identité n’est plus séductrice potentielle. Votre identité n’est plus tentatrice permanente. Christ n’est pas mort pour des objets. Il est donc indispensable de refuser de vous laisser traiter comme tel que ce soit par les « dénudeurs » ou les « couvreurs.»  Si c’est l’avis et le jugement des hommes qui vous préoccupent à chaque sortie cela signifie que ce sont les hommes que vous craignez et non Dieu.

Je répète : Une femme chrétienne fait attention à être vêtue décemment, elle fait attention de se comporter correctement pour une seule raison : parce que la Parole le lui demande et qu’elle a envie d’honorer Dieu, et non pas parce qu’elle peut éveiller en l’homme des envies de sexe. La modestie concerne la liberté en Christ et ne doit en aucun cas naitre de la répression des hommes. Je vous encourage soeurs à vous regarder non pas avec les yeux de ceux qui vous hypersexualisent, mais avec les yeux de celui qui vous revêt de sa pureté. C’est une question d’estime de soi et c’est ainsi que vous ferez le meilleur choix.

Ecrit par Ami Rougé @theamijournal.com

 

notes

  1. Madame le Dr Glaser enseigne l’hébreu biblique en tant que langue parlée vivante, ainsi que l’exégèse hébraïque avancés dans l’Ancien Testament (Torah, Neviim et Ketuvim). Elle enseigne également l’histoire juive et l’éthique juive, et est rédactrice et co-auteure des “Fall Feasts of Israel” publiés par Moody Press. Le Dr Glaser est membre de l’Association des études juives, de l’Association nationale des professeurs d’hébreu et de la Evangelical Theological Society

Tamar soeur d’Absalom, ou quand la beauté vous dessert

C’était en Afrique. Une femme inconnue est entrée dans l’église un dimanche matin. Elle avait la peau claire, une métisse d’une beauté à la hauteur de la jeune Sade Adu. Vous savez peut-être que quelque soit le continent dans lequel ils se trouvent, une majorité de noirs fétichise la peau claire. En plus du privilège de la beauté, cette dame a pu profiter du privilège de la peau claire. Nous avons tout fait pour la garder dans l’église. Les jours suivants, tous les hommes, même mariés, souhaitaient être ses conseillers. Elle avait à peine balbutié qu’on lui tendit le micro pour une performance en solo pendant les cultes. Dieu lui avait accordé la beauté et l’église les privilèges. Elle aurait eu tort de ne pas en profiter.

Si la beauté vous assure des privilèges, elle vous crée aussi quelques soucis, malheureusement.

Notre passage biblique en révèle deux.

Cliquez ici pour le lire. 

1) la pire chose pour une belle femme est de réaliser que la beauté n’a pas de filtre. Elle attire aussi la faune des hommes indésirables. La belle Tamar l’a appris à ses dépens.

Sa beauté est la raison pour laquelle son demi-frère pensait l’aimer.

Il est tombé amoureux parce qu’elle était belle.

Il a oublié les lois du Seigneur, parce qu’elle était jolie. Levitique 18: 9 “N’ayez pas de relations sexuelles avec votre sœur, ni la fille de votre père, ni celle de votre mère, si elle est née au même domicile ou ailleurs”.

Il a oublié que les rapports sexuels avant le mariage étaient interdits, parce qu’elle était belle.

Amnon a abandonné la sagesse, car Tamar était jolie. L’amour vous rend aveugle, dit-on.

Oui, la beauté vous met sur un piédestal. Un bon garçon peut penser qu’il ne vous mérite pas.

Mais le piédestal ne suffit pas à décourager les indignes. Ils vous voient comme un défi à relever.

Belles femmes, êtes-vous fières de faire tourner les têtes? Méfiez-vous de l’Amnon qui vous guette. 

Il peut être caché en un père, un beau-père, un ami, un enseignant, un entraîneur, etc. Êtes-vous dans une telle situation? Tamar a fait face à cela longtemps avantvous. Et vous apprendrez d’elle.

2) Une autre vérité difficile à reconnaitre quand on est jolie, c’ est que la beauté est trompeuse.

Un beau visage peut cacher un cœur laid, et la beauté finit toujours par se faner.

Au-delà de tout cela, la beauté est trompeuse surtout parce qu’elle peut brouiller les vrais sentiments et couvrir les véritables motifs d’une action.

Revenons à cette église en Afrique. À leurs dirigeants. Ils ont accordé le “haut ministère” de chanteuse soliste à cette femme qui n’avait pas franchi toutes les étapes du processus de sélection (spirituel et artistique) imposé aux autres chanteurs. Ils ont agi de la sorte non pas parce qu’elle avait un appel sur sa vie ou qu’elle était une excellente chanteuse, mais parce qu’elle était magnifique et qu’ils voulaient qu’elle s’intéresse à eux.

Que s’est-il passé après le viol? Amnon a détesté Tamar. “En sorte que la haine dont il la haïssait était plus grande que l’amour avec lequel il l’aimait.”

Quel choc de réaliser qu’il ne s’agissait pas d’amour, mais de convoitise. Même Amnon pensait que c’était de l’amour.

Il a piétiné le vignoble. Il a forcé la porte. Il a volé le précieux trésor. Et puis il a marché dessus.

Amnon appelait Tamar “ma soeur”. Après le viol, elle est devenue “cette femme” … une étrangère.

Il y a une différence entre la convoitise et l’amour. “Vous les reconnaîtrez à leurs fruits” dit le Seigneur. La luxure et l’amour portent des fruits différents.

Les fruits de l’amour: 1 Corinthiens 13: 4-7

L’amour est patient, l’amour rend service. Il n’est pas jaloux, il ne se vante pas, il ne se gonfle pas d’orgueil. L’amour ne fait rien de honteux. Il ne cherche pas son intérêt, il ne se met pas en colère, il ne se souvient pas du mal. Il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité. L’amour excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout.

Les fruits de la convoitise Jacques 1:15

Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché; et le péché, étant consommé, produit la mort.

Et Tamar s’installa, accablée, chez son frère Absalom.(1 Samuel 13 vers 20)

Tamar a été souillée, puis méprisée. Elle n’était même plus digne de devenir la femme d’Amnon. C’était juste un désir de sexe, une question d’orgueil et de domination masculine.

Tamar est tombée dans le piège malgré elle. Elle a résisté à Amnon. Elle a perdu. Mais elle est tombée au combat. Une guerrière!

Et vous ? Êtes-vous tombée pendant la période de négociation, fière que votre beauté ait tourné la tête de votre Amnon?

La beauté est comme des paillettes dans les yeux. Elle peut vous faire prendre pour “amour” ce qui n’est que convoitise charnelle.

Beaucoup de femmes trouvent du pouvoir dans leur beauté. Il y a un reste de femmes qui n’ouvrent les yeux sur la vanité de la beauté qu’après avoir été utilisées et brisées.

 

 

Cherchez-vous le véritable amour? Commencez à chercher des personnes qui ne s’intéressent pas à vous rien qu’à cause de votre apparence physique. 

Ecrit par Ami Rougé pour theamijournal.com


passage biblique

2 Samuel 13: 1-20 à 13

Après cela, voici ce qui arriva. Absalom, le fils de David, avait une soeur qui était belle et qui s’appelait Tamar. Or Amnon, le fils de David, tomba amoureux d’elle. 2 Amnon était anxieux jusqu’à se rendre malade à cause de sa soeur Tamar. En effet, elle était vierge et il lui paraissait difficile de faire la moindre tentative auprès d’elle. 3 Amnon avait un ami du nom de Jonadab. C’était un fils de Shimea, le frère de David, et un homme très rusé. 4 Il lui demanda: «Pourquoi deviens-tu donc chaque matin plus abattu, toi qui es un fils de roi? Ne veux-tu pas me le dire?» Amnon lui répondit: «J’aime Tamar, la soeur de mon frère Absalom.» 5Jonadab lui dit: «Mets-toi au lit et fais le malade. Quand ton père viendra te voir, tu lui diras: ‘Permets à ma soeur Tamar de venir me donner à manger. Qu’elle prépare un plat sous mes yeux, afin que je le voie, et qu’elle me serve elle-même à manger.’»
6 Amnon se coucha et fit le malade. Le roi vint le voir et Amnon lui dit: «Que ma soeur Tamar vienne donc faire deux gâteaux sous mes yeux et qu’elle me les serve elle-même.»
7 David fit dire à Tamar dans ses appartements: «Va donc chez ton frère Amnon et prépare-lui un plat.»
8 Tamar alla chez son frère Amnon, qui était couché. Elle prit de la pâte, la pétrit, prépara des gâteaux devant lui et les fit cuire. 9 Elle prit ensuite la poêle et les déposa devant lui, mais Amnon refusa de manger. Il ordonna de faire sortir tout le monde, et tout le monde sortit de chez lui.
10 Alors Amnon dit à Tamar: «Apporte le plat dans la chambre et sers-moi.» Tamar prit les gâteaux qu’elle avait faits et les porta à son frère Amnon dans la chambre.
11 Comme elle les lui présentait à manger, il l’attrapa et lui dit: «Viens, couche avec moi, ma soeur.» 12 Elle lui répondit: «Non, mon frère, ne me déshonore pas, car on n’agit pas de cette manière en Israël. Ne commets pas cet acte odieux!
13 Où irais-je, moi, traîner ma honte? Et toi, tu serais comme l’un des plus ignobles en Israël. Maintenant, parle donc au roi et il ne m’empêchera pas d’être à toi.»
14 Mais il ne voulut pas l’écouter. Il se montra plus fort qu’elle et il la viola, il coucha avec elle.
15 Puis Amnon éprouva de la haine envers elle, une haine plus forte encore que ne l’avait été son amour, et il lui dit: «Lève-toi, va-t’en!» 16 Elle lui répondit: «Non! N’augmente pas, en me chassant, le mal que tu m’as déjà fait.» 17 Il refusa de l’écouter. Appelant le garçon qui était à son service, il dit: «Qu’on fasse partir cette femme de chez moi, qu’on la mette dehors! Et ferme la porte derrière elle!»
18 Elle portait une robe de plusieurs couleurs. C’était en effet la tenue que portaient les filles du roi aussi longtemps qu’elles étaient vierges. Le serviteur d’Amnon la fit sortir et ferma la porte derrière elle. 19 Tamar déversa de la cendre sur sa tête et déchira sa robe multicolore. Elle mit la main sur sa tête et s’en alla en poussant des cris.
20 Son frère Absalom lui dit: «Est-ce que ton frère Amnon a couché avec toi? Maintenant, ma soeur, garde le silence, car c’est ton frère. Ne prends pas cette affaire trop à coeur.» Et Tamar s’installa, accablée, chez son frère Absalom.

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8 clefs ouvrant la porte à une vie de prière raisonnable.

Votre vie de  prière est-elle chaotique, irrégulière et désordonnée ? ou avez-vous une vie de prière qui vous semble plutôt correcte, mais qui ne produit pas toujours les résultats attendus et qui plus est, vous laisse l’affreuse saveur de l’échec et de la frustration ? Voici 8 clefs pour vous aider à prier de manière raisonnable.

Auteur : Ami Rougé

Temps de lecture rapide : 8-10 minutes

Temps de lecture conseillée : 10-15 minutes Continue reading “8 clefs ouvrant la porte à une vie de prière raisonnable.”

Histoire de la pauvre veuve, l’interprétation fait peau neuve.

Auteur : Ami Rougé

Temps de lecture : 8 à 12 minutes

Donner à votre église est une nécessité. Si vous profitez du lieu, vous devez aussi participer à son entretien et à son maintien. Mais n’y a t’il pas des limites ? Continue reading “Histoire de la pauvre veuve, l’interprétation fait peau neuve.”

Pourquoi devez-vous apprendre des femmes que Jésus a rencontrées (2)

Pourquoi étudier les passages relatant les rencontres de Jésus avec des femmes ? Parce que l’on a jamais fini d’en apprendre sur le Christ. Chaque rencontre avec les femmes est pour lui une occasion de révéler une partie de lui-même.  Il a été défenseur, protecteur, médecin, enseignant, maître, etc. de ces femmes, mais surtout l’Homme de leur vie.

Dans cette deuxième partie (voir la première partie ici)  je vous dresse une liste de celles qui ne sont pas désignées par leur nom, leur importance n’étant pas moindre.

Il ne s’agit pas d’études bibliques, (plus tard peut-être) mais d’une sorte d’annuaire. Le but étant de vous encourager à lire, étudier et méditer par vous-même. Vous en ressortirez grandie et assurée de l’amour du Christ; ce qui vous donnera envie d’agir selon ses directives.

  1. La femme adultère.  C’est selon mes observations l’histoire biblique la plus célèbre parmi les non croyants (après la nativité). Certains en parlent sans même savoir qu’il s’agit d’une scène provenant de la Bible.

Adresse biblique : Jean 8 : 1-11

Sa bénédiction particulière : Jésus la sauve d’une mort certaine par lapidation.

Son tempérament  : pécheresse

Pourquoi l’étudier  : Ce passage qui nous raconte la rencontre de Jésus avec une femme est pour moi le plus parlant en ce qui concerne le retour à la loi. Il est plus explicite que tous les beaux discours et toutes les belles doctrines. D’une grande profondeur il nous enseigne plus que le simple pardon des péchés. La loi ordonnait la lapidation de cette femme adultère. Un chrétien peut-il retourner à la loi juive après un tel désaveu de cette même loi de la part de notre Sauveur ?

Pour aller plus loin. 1) Si Jésus pardonne le péché l’accepte t-il ? que demande t-il pour le futur ? 2) L’hypocrisie des légalistes : où est passé l’homme adultère? Lui aussi devait être lapidé selon la loi. Les légalistes choisissent de pardonner le péché de l’un alors qu’il font payer le même péché à l’autre.  3) Comment Jésus ‘définit’ ici un légaliste : un pécheur caché pointant du doigt un pécheur visible. 4) L’égalité homme femme face au traitement du péché. 5) De quel groupe es-tu ? De celui des pécheurs cachés accusateurs qui attendent d’être mis à nu avant de s’enfuir tête baissée, ou du pécheur pardonné qui repart en entendant cette parole “va et ne pêche plus”?

  1.  La femme pécheresse  :

Adresse biblique : Luc 7: 36-50

Sa bénédiction : Elle a touché les pieds de Jésus. Elle a lavé les pieds de Jésus de ses larmes. Elle a essuyé les pieds de Jésus avec ses cheveux. Elle a embrassé les pieds de Jésus. Elle a oint de parfum les pieds de Jésus. C’est tout simplement le plus beau passage des évangiles pour moi. Et vous savez quoi ? Je l’envie.

Particularité de ce passage : Les écritures ne donnent pas le nom de cette femme. Elle oint Jésus comme Marie de Béthanie mais n’a rien à voir avec elle. Certains ont vite fait de la confondre avec Marie de Magdala. Si c’était le cas, Luc qui est si précis n’aurait permis aucune ambiguité sur son identité. Et cerise sur le gâteau, Jésus est particulièrement exceptionnel au cours de cet événement.  

Pourquoi l’étudier : La passion pour le Christ, l’intimité avec le Christ, le service pour Christ. Un enseignement particulier sur le salut. Pourquoi Luc l’appelle t-il encore ‘femme pécheresse’ alors qu’il est évident qu’elle a rencontré le Seigneur ? Qu’est-ce que cela nous enseigne ? A t-elle rencontré Jésus avant d’arriver chez Simon ou avant d’en ressortir ? Comment ce passage met-il en lumière la divinité de Jésus ?

  1. La femme samaritaine.C’est encore une fois lors d’une rencontre avec une femme qu’un enseignement capital est donné. La doctrine la plus importante sur l’adoration est enseignée directement à la Samaritaine.  

Adresse biblique : Jean 4.1-42

Sa bénédiction particulière : Enseignée seule à seule par le Christ.

Son tempérament  : Libérée. Elle vit une vie hors des conventions sociales. Elle n’est guère intimidée par le Seigneur et argumente même avec Lui.

Pourquoi l’étudier  : Enseignement sur la véritable adoration. Pour trouver les 3 caractères de Jésus qui ressortent de ce passage. L’épisode de la femme Samaritaine est un moment d’élégance démesurée. Il renforce l’image de Jésus en tant que grand monsieur ou “gentleman” pour que l’idée soit plus claire. Comment Jésus traite t-il le péché de cette femme ? C’est vraiment très intéressant de se pencher sur la manière dont il procède afin de faire courir la Samaritaine vers la véritable liberté.

  1. La veuve de Naïm 

Adresse biblique : Luc 7:11-17

Sa bénédiction particulière :  Son fils est le premier, sur trois, que Jésus réssuscite. Dieu a changé son deuil en allégresse.

Son tempérament : Veuve et mère éplorée.

Pourquoi l’étudier : Deux cortèges se rencontrent : celui de la vie et de la joie conduit par Jésus et celui de la mort et de la tristesse dont fait partie la veuve de Naïm. Le cortège de la vie entre dans la ville quand celui de la mort est en train de sortir de la ville.  Symbolique puissante ! Quel est le cortège qui voit l’autre en premier ? Quel est le cortège qui s’arrête en premier ? Quel est le cortège qui va vers l’autre ? Quelles conséquences pour le cortège de la mort ? Que se passe t-il ensuite pour le cortège de la vie ? Jésus a le choix entre prendre le risque de se souiller selon la loi afin de donner la vie, ou montrer de l’indifférence. Que fait-il ? Pourquoi Jésus a t-il pitié d’une veuve ? Jésus manifeste de la compassion, mais que fait-il par la suite ? La compassion de Jésus est-elle passive ou plutôt active ?  Jésus n’étant plus là de manière physique pour les veuves, quelle leçon enseigne t-il sur la compassion à ses disciples que nous sommes ?

Pour aller plus loin : Peut-on parler de hasard ou de providence ?  Parallèle évident entre cette scène et l’histoire de Elie et la veuve de Sarepta dans 1 Rois 17. Quelles sont les similitudes et qu’est-ce que cela nous enseigne sur Jésus ? Quelles sont les différences et qu’est-ce que cela nous enseigne sur la grandeur de Jésus, par rapport à Elie ? Parallèle à créer entre la veuve de Naïm et la “pauvre veuve”.

  1. La pauvre veuve 

Adresse biblique : Marc 12.41-44 et Luc 21: 1 à 4

Sa bénédiction particulière :  Elle a été vue du Seigneur en personne. Il a loué son action. Une femme est utilisée pour expliquer ce que je considère moi comme la plus grande leçon au sujet des offrandes.

Son tempérament : Généreuse.

Particularité de ce passage : le passage préféré des loups . L’une des meilleures preuves sur l’importance d’interpréter les passages dans leur contexte.

Pourquoi l’étudier : Quand on ne voit pas Jésus cela ne signifie pas qu’il ne nous voit pas. Que voient les hommes et que voit Dieu ? Comment les ramène t’il à la vérité ?  Celui qui donne plus est-il plus important au yeux de Dieu que celui qui donne moins ?  Selon Jésus quel est le plus important, l’attidude du coeur ou le montant donné ? La louange des hommes ou celle de Dieu ?

Pour aller plus loin : Parallèle entre cette femme et le jeune homme riche…

Pour aller plus en profondeur. Critique de l’institution religieuse. La question la plus importante dans ce passage est la suivante : Jésus nous demande t-il de faire comme cette pauvre veuve ?  Qui plus est pour un bâtiment qui va être détruit ? Pour répondre à cette question il faut lire les passages qui l’entourent et qui se situent dans un contexte de dénonciation des dérives des chefs religieux :  Marc 12 : 38 à 45 . Luc 20 : 46 à Luc 21 : 6. mais aussi 2Corinthiens 8: 13. 

  1. La femme à la perte de sang

Adresse biblique : Matthieu 9 : 20 à 22; Marc 5 : 25-34

Son tempérament : souffre d’une maladie ‘honteuse’ de longue durée.

Pourquoi l’étudier : Contrairement à la veuve de Naïm qui a vu Jésus venir à elle, la femme à la perte de sang est allée avec courage à la recherche de sa guérison. Elle a en quelque sorte forcé le destin. Quelles sont les 3 barrages qu’elle a brisés pour pouvoir atteindre le Christ ?  Qu’est-ce que l’on apprend sur la maladie ? N’a t-elle pas quelques vertues ? A vous de trouver.

Pour aller plus loin : Nous avons aujourd’hui une vue complète de cette histoire ce qui n’était pas le cas pour les personnes présentes au moment où elle se déroule. Contemplez donc la discrétion du Roi des rois. Voyez comment il a respecté l’intimité de cette femme et comparez-le à tous les hommes de Dieu des temps modernes qui dévoilent en réunion public même la couleur des sous-vêtements des femmes qui demandent de l’aide.

7. La femme Syrophénicienne (dans Marc et dit Cananéenne dans Matthieu

Adresse biblique : Marc 7:24-30 Matthieu 15:21-28

Son tempérament : femme de foi, dépourvue d’orgueil. Cherche la délivrance et la guérison de son enfant.

Caractéristique de ce passage : c’est l’unique passage où Jésus traite une femme avec rudesse.  Certains disent qu’il a agi ainsi parce qu’il était aussi humain et en tant que tel, il pouvait craquer. Jésus aurait-il donc péché ? D’autres affirment que son attidude est due au fait que cette femme était une paienne. N’avait-il pas déjà guéri le Gérasénien ? J’avoue que ce passage m’a toujours laissée perplexe et qu’aucune information ne m’a encore convaincue quand au pourquoi de la réaction de Jésus envers une femme en détresse. Ce dont je suis certaine c’est que le Seigneur ne considérait pas les femmes comme des chiens…bien au contraire (voir sa relation avec Marthe, La Samaritaine, les multiples Marie etc.) Ce dont je suis encore certaine c’est qu’il ne manquait aucune bonne occasion d’enseigner.

Pourquoi l’étudier : Jésus fait-il preuve de tolérance ? Si ‘oui’ pourquoi ? Si ‘non’, de quoi fait-il preuve ?  Comment la femme paienne a t-elle pu gagner la faveur du Messie juif ? De quoi fait-elle preuve ? Dans Matthieu 16  les Pharisiens n’ont pas pu pousser Jésus à faire un miracle sur demande. Pourquoi la femme paienne a t-elle réussi là où les religieux ont échoué ?

  1. La femme infirme 

Adresse biblique : Luc 13:10-17

Son tempérament : malade de longue date

Pourquoi l’étudier : Jésus désavoue encore une foi la façon dont les religieux vivent le Sabbat. Ils mettent leurs propres intérêts avant le Sabbat, mais s’opposent au bien-être des autres. Jésus ne fait vraiment pas de cadeau aux légalistes…vraiment aucun. Notre  Seigneur choisit encore une fois la vie par rapport à la religion, et l’amour par rapport à la loi.

  1. La belle-mère de Pierre 

Adresse biblique  : Matthieu 8:14–15, Marc 1:29–31, et luc 4:38–41.

Son tempérament : malade de courte durée

Pourquoi l’étudier :  Cet évènement est jugé assez important pour être rapporté dans 3 des 4 évangiles. Ton problème est-il jugé trop infime pour que Dieu s’en occupe? Peux-tu demander à Dieu d’agir pour ton petit souci alors que des gens attendent l’issue de problèmes qui mènent à la mort ? La belle-mère de Pierre te répond.

Bonus :

  1. La femme de Ponce Pilate 

Adresse biblique : Matthieu 27:18-19

Jésus l’a t-elle rencontrée ? Bonne question…A vos avis.

Conclusion 

Les femmes ont accompagné Jésus toute sa vie et jusqu’à la croix. Tous les hommes l’avaient abandonné, sauf Jean. Cela ne veut pas dire que les hommes l’aimaient moins, loin de là. Ils risquaient d’être tués; et qui est-ce qui n’a pas l’instinct de survie quand la mort montre sa  face? Ces femmes qui suivaient Jésus ne risquaient rien à ce moment-là. Elles n’étaient même pas jugées dignes de mourrir pour leur foi. C’est vous dire ce qu’elles valaient aux yeux des hommes.

Jésus les a jugées dignes d’être compagnons de Sa vie, participants à Sa mort et témoins de Sa résurrection. Ne te laisse donc pas voler Sa présence.

Ami Rougé.

Pour la tribunedesfemmeschretiennes.wordpress.com

 

 

 

 

Pourquoi devez-vous apprendre des femmes que Jésus a rencontrées ? (1)

Dieu aurait pu faire descendre Jésus sur terre par de multiples moyens différents, mais il a préféré lui donner souffle humain à travers une femme tout en se passant sans hésiter de la contribution biologique de l’homme. Cela vous a t-il échappé ? C’est encore à des femmes qu’il a accordé la grâce unique d’être les premiers témoins de son retour à la vie.

Vous l’avez compris, les femmes occupent une place importante dans l’histoire de Jésus. De sa conception à son ascension, son parcours est jalonné d’interactions avec la ‘gent féminine’.

Se pencher sur les passages où le Messie les rencontre, les étudier et les méditer vous apportera beaucoup plus que 1000 séances de cure d’âme ou de coaching. Même celle qui vous parait insignifiante à plus de signification que vous pourriez le croire.

Nourrissez-vous le désir de mieux connaître le caractète du Christ ? Arrêter de courrir dans tous les sens. Faites une pause café, thé ou chocolat et prenez le temps d’étudier chacune de ces femmes ayant croisé le chemin du maitre, et laissez Dieu vous parler de lui et vous ou de vous et lui.

Vous aurez l’assurance de son amour, vous comprendrez que vous n’êtes pas une croyante de seconde catégorie, vous découvrirez que les interdictions bibliques sont une protection, vous verrez qu’il a toujours été du côté des femmes et que vous n’avez pas besoin d’être féministe, et vous retrouverez ou renforcerez l’estime de vous-même.

J’ai dressé pour vous aider un annuaire de toutes les bienheureuses des évangiles.

La semaine prochaine je publierai la liste des femmes dont la Bible ne mentionne pas le nom. Pour aujourd’hui voici celles qui sont nommées.

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  1. Anne la prophétesse 

Nom de naissance : Hannah qui signifie ‘grâce’ ou ‘faveur’

Adresse biblique : Luc 2: 6-38 (22-38)

Sa bénédiction particulière : elle était invitée depuis avant la fondation du monde à la présentation du bébé Jésus au temple. Elle a donc vu Jésus bébé.

Son tempérament: consacrée, fidèle, femme de prière et active dans l’oeuvre du Seigneur.

Guide d’études  :  le mariage (oui), la consécration et les récompenses.

2. Elisabeth mère de Jean-Baptiste

Nom de naissance : Elisheva qui signifie ‘serment’

Adresse biblique : Luc 1: 5-80

Sa bénédiction particulière : elle a rencontré le Seigneur alors que ce dernier n’était qu’un embryon. Il y a eu une connexion spirituelle entre le Christ et celui qui devait être son prophète.

Son tempérament : juste aux yeux de Dieu, obéïssante, et humble. Elle connaissait la voix de Dieu et la reconnaissait. La première à avoir appelé Jésus “seigneur”.

Guide d’études :  l’humilité, l’action du Saint-Esprit et la véritable prophétie.

3. Jeanne, femme de Chuza

Nom de naissance : Yôḥānnāh qui signifie ‘Dieu est gracieux’

Adresse biblique : Luc 8: 1-3; 24 : 10

Sa bénédiction particulière : elle était au tombeau de la résurrection.

Son tempérament : a préféré Christ aux hommes, à sa réputation et à la crainte.

Guide d’études :  la célébrité en Christ  (oui oui !), le salut pour les plus nantis, les risques de la foi.

4. Marthe, soeur de Marie et Lazare 

Nom de naissance : Martâ, qui signifie ‘Maîtresse’ (féminin de maître), ‘Dame ‘

Adresse biblique : Luc 10: 38-42 , Jean 11:1-12:3

Sa bénédiction particulière : elle faisait partie du cercle d’amis intime de Jésus.

Son tempérament: Maîtresse de maison, Zélée pour Christ.

Guide d’études : le vrai service. Jésus n’étant plus là physiquement, que signifie pour une chrétienne d’aujourd’hui  de “s’inquiéter et s’agiter pour beaucoup de choses” ?

5. Marie Magdala, Marie-Madeleine, Marie de Magdala

Nom de naissance : Miriam  qui signifie ‘amertume’ Sans doute le personnage des évangiles dont le nom a suscité le plus de fantaisie.

Adresse biblique : Matthieu 27 : 56, 61; 28:1; Marc 15: 40,41 ; 16:1-19; Luc 8 : 2;24 :10; Jean 19:25;20:1-18

Sa bénédiction particulière : la première a avoir vu Jésus réssuscité, la première à lui avoir parlé et le premier messager de la Bonne Nouvelle.

Son tempérament: servante reconnaissante, fidèle et dévouée.

Guide d’études : la vraie adoratrice.

6. Marie, soeur de Marthe et de Lazare de Béthanie

Nom de naissance : Miriam  qui signifie ‘amertume’

Adresse bibliqueMatthieu 26 : 6-13; Marc 14 : 3-9; Luc 10 : 38-42; Jean 11 : 1-12:11

Sa bénédiction particulière : elle a oint la tête de Jésus. Geste que Jésus lui-même qualifia  de prophétique.

Son tempérament : apaisée, tranquille, confiante.

Guide d’études : L’équilibre, et le prix de l’adoration pour Jésus.

7. Marie mère de Jésus Mary and jesus

Nom de naissance : Miriam  qui signifie ‘amertume’

Adresse biblique :Evangile de Luc  (1:27,30,34,38,39,41,46,56; 2:5,16,19,34). Evangile de Matthieu  (1:16,18,20; 2:11; 13:55 Evangile de Marc (6:3)et  3:31 et  3:32 L’évangile de Jean 2: 1-12. John 19:25-

Sa bénédiction particulière : Mère de Jésus. Mère du Christ. Qui dit mieux ?

Son tempérament: Femme de foi, humble, pure et le coeur sur la main.

Guide d’études  : comment Dieu fait son choix, son rôle auprès de son fils. L’élevation, la surestimation et la sous-évaluation.

  1. Deux autres marie : Marie fille de Clopas et/ou Marie, mère de Jacques 

Certains érudits pensent qu’il s’agit de la même personne; Peut-être pensent t-ils qu’il y a décidément trop de Marie…

Nom de naissance : Miriam  qui signifie ‘amertume’

Adresse biblique : Jean 19:25, Matthieu 28:1 Marc 16:1, Luc 24: 10 Matthieu 27:56 Marc 15:40

Sa (leur) bénédiction particulière : présence à la croix et au tombeau avec Marie de Magdala.

Tempérament : passionnée(s) du Christ.

Guide d’études : persévérance dans la foi et passion pour Jésus.

9.  Suzanne  

Nom de naissance : Shoshannah qui signifie ‘Lys’ (fleur de Lys)

Adresse biblique : Luc 8: 1-3

Sa bénédiction particulière : guérie et autorisé à suivre Jésus dans ses tournées.

Son tempérament: généreuse

Pourquoi l’étudier  : l’action de grâce.

Elles l’ont vu, elles l’ont touché, elles lui ont parlé, mais le plus important, c’est qu’il les a vues.

Bonne étude.

Ami Rougé

Du vol à la déformation du corps de Jésus.

J’avais besoin de réécrire cet article, de le remanier. Le premier jet était le résultat d’un coeur en ébullition. Cette version provient d’un intérieur apaisé. Mais le message reste le même.


Jean 20
10Et les disciples s’en retournèrent chez eux. 11Cependant Marie se tenait dehors près du sépulcre, et pleurait. Comme elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre; 12et elle vit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été couché le corps de Jésus, l’un à la tête, l’autre aux pieds. 13Ils lui dirent: Femme, pourquoi pleures-tu? Elle leur répondit: Parce qu’ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l’ont mis. 14En disant cela, elle se retourna, et elle vit Jésus debout; mais elle ne savait pas que c’était Jésus. 15Jésus lui dit: Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu? Elle, pensant que c’était le jardinier, lui dit: Seigneur, si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et je le prendrai. 16Jésus lui dit: Marie! Elle se retourna, et lui dit en hébreu: Rabbouni! c’est-à-dire, Maître! Continue reading “Du vol à la déformation du corps de Jésus.”