Ce que m’a inspiré une parole raciste : cinq minutes de révérence à l’Afrique.

Un frère en Christ blanc, et nommément pas Français de souche, a écrit il y a quelques temps, et sans l’ombre d’une exception pour ses frères en Christ, qu’il était temps que les Africains (les noirs cela s’entend) quittent la France et rentrent chez eux. En y repensant hier, j’ai eu envie de réveiller ma plume endormie.mama-africa-regroupc3a9-1

L’Afrique est unique. Ses souffrances interpellent, sa diversité captive, sa joie est jalousée et ses paradoxes rendent fou.  Docile, Mama Africa, comme l’appellent affectueusement ceux qui la chérissent, se laisse imaginer, dévoile ses mystères et reste ouverte à toute voie de représentation.  Oubliez l’Europe vieillissante, détournez-vous de la contrefaite Asie, et lâchez l’Amérique, la superficielle…le temps d’une courte prose. L’Afrique la naturelle, vaut bien cinq minutes de révérence.

1-Au raciste négrophobe :  je te présente Mama Africa la pourvoyeuse.

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Entends-tu les pleurs de l’Afrique lorsque ton Smartphone tu colles à l’oreille ? Pourtant son Congo s’y consume. Sens-tu son goût quand ton chocolat chaud tu effleures des lèvres ? Pourtant sa côte d’Ivoire s’y fond. Mama Africa porte dans son ventre et accouche dans la souffrance pour que toi tu en profites dans l’opulence. Tes déchets terminent leurs voyages au fond de son gosier ; ta vue pourrait en échange supporter les quelques petits noirs qui en jaillissent, non ? Tu as les armes qui transforment, c’est ta force. Et c’est connu : le faible a tord. Les fils de l’Afrique ne sont pour rien dans la construction de ce beau nid que tu appelles tiens…c’est toi qui le dis. Ses filles n’ont aucun droit de partager un petit bout de ce grand nid que tu appelles tiens…c’est toi qui l’écris.  Grogne…moi j’en souris. Le temps a de la mémoire et il parle tu sais ! Des fils beaux et forts elle a expulsé comme bras pour ton rival à l’autre bout du Sahara, comme dos pour ton cousin de l’autre côté de l’Atlantique, et comme lit pour toi. Allez, ne fais pas semblant de ne pas comprendre. L’intelligence est tienne. Oui, le temps a de la mémoire. Le passé composé pour Mama Africa par tes ancêtres, ces convoiteux, ce passé imposé à cette mère porteuse, les siècles l’ont conté aux années, les années aux mois, les mois aux jours et les jours te les content, à toi.  Tu vois ton espace qui à chaque heure se colore de plus en plus ?  A ton grand désespoir. La fautive, c’est l’histoire.

2. Au frère complice : Mama Africa la déshonorée

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Tu le sais bien, toi, mon frère de couleur, si ce n’est de douleur, ce qu’ils ont fait. « Qui ? » Nos ancêtres pardi ! Infâmes complices…Mieux vaut être stérile que d’accoucher d’un traître…Pauvre Mama.  N’ont-ils pas vendus 50 guerriers Mandingues pour 5 fusils ?  N’ont-ils pas offert aux négriers la virginité de nos aïeules ? Pour 50 de nos belles roses noires ils recevaient 12 barres de fer. Chacune de nos mères valait aux yeux de son ‘frère’ 0,24 % d’une barre de fer. Quenelle en béton. Tu veux pleurer ?  Aujourd’hui encore les traîtres sévissent hélas, plus virulents, plus modernes, dans l’air du temps.  Les chefs parmi les fils de Mama suivent leurs ancêtres à la crasse. Ils vont même plus loin dans la disgrâce. Ayant leur ventre pour seule balance ils crachent sur l’honneur, renient leurs sœurs et appauvrissent leurs frères. Non, ne pleure pas. Et ce qu’ils réservent à leur mère, tu es sûr de vouloir le savoir ? Là, ils se surpassent, offrant ses charmes aux étrangers, confiant sa garde à ses bourreaux, exposant sa nudité jusqu’au soleil levant. Si encore ils la vendaient au prix qu’elle vaut. « Prenez-la, prenez-la » appellent-ils,« prenez-la comme vous voulez»,  hèlent-ils, pour quelques piécettes jetées au peuple. Pauvre Mama Africa,  Dieu l’a créée berceau de l’humanité, ses fils l’ont couronnée ‘poubelle du monde’. Les chefs de ses fils, c’est sa douleur. Oui, pleure, nul n’en meurt.

3-Au déserteur : voici Maman Africa, la  magnifique

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Mon Dieu ! mon Dieu ! Incultes, gens de mauvaise foi, et Africains : voici les trois types de personnes qui ignorent que l’Afrique est le ‘ailleurs’ dont l’herbe est plus verte. Oh ! La Malheureuse que je suis cumule les trois. Si seulement j’avais eu plus tôt le flair des pilleurs! J’aurais fait pour Mama Africa, des merveilles. Qui écrira l’histoire de ce prince ? Il était malvoyant et visiblement insatisfait de son épouse. Aveuglé par la tromperie de son rival, il voulut traverser les mers à la rencontre de la plus belle des femmes.  C’est l’hideuse faucheuse qu’il croisa. Elle l’attira sur un bateau et offrit son âme à l’insatiable Méditerranée. Après sa mort, le rival profita à loisir de la femme du prince. Cette dernière était en secret l’inventrice même de la beauté.  Chantons aux migrants des mers, à leurs regrets amers. L’Afrique c’est la diversité ethnique, une variété originelle de couleurs de peau, un arc-en-ciel de cultures et d’esthétiques. Mama Africa a des dents en diamants et des yeux en or. Ses larmes sont pétrole, sa chevelure est forêt et mille autres richesses. De sa voix douloureuse elle crie pour redonner vie au prince noyé, espoir au déserteur. Y parviendra t’elle ?

4- A l’ennemi : Mama Africa, la guerrière

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Où que nous remontions dans le temps, l’Afrique est telle une femme seule dans le dehors obscur, exposée aux pires instincts du mâle. L’Amérique n’a plus rien à conquérir chez elle, les ‘native’ sont endormis. L’Europe s’ennuie de sa maturité douloureusement atteinte. C’est dans une connivence transparente que le duo retrouve sa vigueur : faire mijoter la même proie. Voyez qui s’invite au banquet ! L’Asie autrefois abusée,  dévore à son tour. Toute terre aurait depuis longtemps rendu l’âme, mais pas Mama Africa. Oh qu’elle est forte ! Malgré son ébène badigeonnée de blanc et de jaune, elle tisse sa résistance depuis des lustres. C’est dans cette lutte jamais interrompue que ses cornes se fortifient jusqu’au jour où…

Moussa Gueye (1)pensait-il à tout cela quand il donna vie à ce chef-d’oeuvre ? Peut-être aurais-je l’occasion de lui poser la question. En attendant, retrouvez son fabuleux travail à acheter sur son site. (1)

 

5-Aux sceptiques : Mama Africa la spirituelle

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L’Afrique n’a pas d’histoire, elle est pauvre, elle est en  retard…chimères se riant de la vérité. Ils s’en gargarisent, tous ces soufflés d’orgueil devant l’étalage de leurs inventions assommantes : banque, finances, macroéconomie, croissance à 10 chiffres, technologie,  etc. L’Afrique est en retard martèlent-t-ils. Retard par rapport à quoi? La destruction de la planète ? Retard par rapport à qui ? La sangsue capitaliste ? Rattraper le présent européen sans passer par la formation ‘moyen-âge’, tel est le challenge imposé à Mama Africa.  C’est perdu d’avance, autant le dire clairement. Colonisée, transformée et aliénée, Mama Africa est forcée à se construire loin de son essence réelle : spirituelle. Ah si ses chefs de fils pouvaient apostasier, rejeter cette modernité qui fera toujours de leur mère la dernière de la classe. S’ils pouvaient accepter la beauté naturelle et la spécificité de leur terre, et renoncer à cet entre-deux morbide qui fait fuir ses enfants. Pourquoi rester imprimé dans une copie ratée de l’Occident ? Autant y aller en Occident. Les chefs de ses fils préfèrent l’accrocher malgré tout à la queue du monde. Une super-héroïne finalement cette Afrique.

Non, Mama Africa n’est ni pauvre, ni en retard : elle est juste spirituelle. Son essence est trinitaire  : amie de la nature, soeur de l’humain, fille du divin. Elle attend sa renaissance qui ne pourra passer que par le retour en arrière, vers son histoire, vers la source, vers son primitif.

C’est malheureusement le vainqueur qui écrit l’histoire, et c’est aussi lui qui dicte l’avenir.

Ami Rougé pour theamijournal.com

 

1-Mark Artista   

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2-Moussa Gueye                                                                                                           

artmoussagueye.e-monsite.com                                                                                                         

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Le pasteur, la verge et l’orphelin

Le pasteur, la verge et l’orphelin.

L’histoire se déroule aux Etats-Unis à la fin des années 90.

Il est 23 h 10 quand le révérend évangélique William T lance sa Ford Ranger 1 flambant neuve à l’assaut des routes enneigées de l’Iowa. Il est dans l’ensemble satisfait des dix jours passés à sillonner le pays pour promouvoir ‘L’art perdu de la fessée’, son dernier ouvrage ; un best-seller qui, comme toute publication, ne fait pas l’unanimité. Il ne peut s’empêcher de revivre l’étape la plus crispante de sa tournée : son passage dans l’émission du pasteur Masha L.

-Pasteur T, Votre crédo est bien ‘Enseigner aux parents à battre les enfants avec amour’. Je ne me trompe pas ? ‘Battre les enfants avec amour’ , quelle figure de style cette expression est-elle sensée évoquer en nous ?

-Madame, l’heure n’est pas à la raillerie. Proverbe 22 :15 (la folie est attachée au cœur de l’enfant ; La verge de la correction l’éloignera de lui) est la base d’une éducation réussie. Ne vous en déplaise, quand bien même vous en feriez un malaise, la Bible est vérité et il y a une vertu dans la fessée.

-Pasteur T, vous avez, il me semble, la maîtrise de votre propre vérité. L’intelligence divine devrait vous dissuader de la rajouter à la maltraitance que subissent les enfants dans ce monde et plus particulièrement chez les dits chrétiens.

-Madame, si vous aviez lu mon livre en l’ouvrant, vous auriez remarqué que les techniques spirituelles et matérielles de fessée que j’ai élaborées servent justement à éviter les abus et les dérives que vous semblez évoquer.

-Pasteur T, si vous lisiez votre Bible avec le cœur ouvert, vous sauriez que Jésus ne peut pas cautionner la fessée, car il est amour.

Celle-là, il ne l’avait pas vu venir : le sommet de la platitude féminine.

Il avait quitté les antennes de « Sword Radio » sans avoir réussi à appeler une seule fois Masha L « pasteur ». Une femme qui enseigne la Parole, voici selon lui le comble de l’incurie masculine.

Un jingle de transition retentit : ‘chers auditeurs, c’est l’heure de votre enseignement de minuit avec Le pasteur Masha L.’

-Pastorette oui ! Peste le révérend en se penchant pour éteindre la voix de la niaiserie féminine.

Au même moment, l’inattendu se produit : un animal traverse la route. Mr T braque pour l’éviter, la voiture glisse et échappe à son contrôle. Elle dérape et tourne sept fois sur elle-même avant de s’immobiliser, comme sur ordre, en bordure de route. Dix tentatives de redémarrage infructueuses obligent le conducteur à sortir jouer au mécanicien sous le froid glacial.

-Je n’ai pas d’autre choix que d’aller chercher du secours, constate-t-il impuissant devant le capot ouvert.

Sa lampe torche à la main, il se lance à la recherche d’une maison avec des propriétaires assez inconscients pour ouvrir à un inconnu, minuit passée. Un craquement se fait entendre, puis deux. Un gémissement rauque lui parvient, puis deux. Alors seulement, l’homme de Dieu réalise qu’il se trouve sur la Stony Hollow Road. Sa voiture est tombée en panne sur un des célèbres lieux hantés de l’état de l’Iowa.  Connaissez-vous la peur, cette agonie qui vous pénètre sans votre consentement ? Il la sent effleurer son corps. Ses membres frémissent sous ses caresses gênantes mais irrésistibles. Les pas et les gémissements se rapprochent, et Mr. T, qui s’est toujours cru brave et spirituel, escorte un corps se dérobant au courage à une vitesse presque irréelle. Désormais réfugié dans sa voiture qu’il essaie en vain de faire démarrer, il se remémore cette histoire oubliée que petit il avait maintes fois entendue.ghost-1661252_1920

La légende dit qu’au siècle dernier, une certaine Lucinda avait rendez-vous avec son fiancé sur ce lieu. Elle était venue, elle avait attendu et il ne s’était pas présenté. L’amoureuse désenchantée avait cru bon de se jeter du haut d’une colline. Son fantôme hanterait les lieux depuis. Dites son prénom à trois reprises et elle vous apparaît.

-Au nom de Jésus, esprit de Lucinda je te chasse, va au loin, disparais je te l’ordonne, assène le pasteur encore et encore.

Soudain, surgit des bois un être longiligne et squelettique à l’interminable chevelure rousse. Nuit noire, pleine lune, esprit féminin, robe blanche ensanglantée, le plateau est dès lors prêt pour le tournage de ‘Nuit d’horreur sur la neige endormie’.

-Lucinda ? S’étrangle l’homme. Mais je ne l’ai pas appelée, je ne l’ai pas appelée, pas même une fois.

Bien sûr qu’il l’avait appelée, plus d’une fois, et même trois fois. Mais prière et maths ne font pas bon ménage.  Lucinda se dirige vers lui, fébrilement, assurément. Elle plaque ses deux mains et sa tête éclatée sur le pare-brise de la voiture en panne. Sa bouche d’où coule la bave et le sang s’élargit. Grondements effrayants, incantations diaboliques, mots de malédictions…rien de tout cela n’est déversé.

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-Au secours, il va me tuer. Aidez-moi.

C’est bafouillé, c’est murmuré, c’est étouffé. Ce qui ne parvient pas aux oreilles, les yeux peuvent l’entendre, il suffit d’avoir le cœur ouvert. Mr. T en a maintes fois fait l’expérience. Alors son âme s’affranchit, la peur peut aller voir ailleurs. Il ouvre sa portière afin de porter secours à la malheureuse.

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Un vrombissement lointain, puis une voiture de course s’impose au travers de la route. Elle libère un gringalet armé. Le nouveau venu se dirige directement vers la femme en détresse, la saisit par les cheveux, et lui tire une balle dans la tête. Elle exécute la danse de la mort par-dessus le capot et disparaît du champ de vision du pasteur. Le tueur s’avance et braque son arme sur William T. Il tire une fois. Deux fois. Trois fois. Quatre fois. Il s’énerve, puis allonge une flopée de jurons. Son arme, les femmes et le président en prennent pour leur grade.

– C’est une Bible là sur ton siège ?  Remarque t’il. Tu penses que Dieu vient de te sauver, n’est-ce pas ? J’ai juste oublié de recharger mon arme. Je vais retourner à ma voiture, nourrir ce pistolet, et revenir te buter. Je suis le bras de l’esprit de mort ce soir et, tu ne vivras pas de miracle.

Chacun accueille à sa façon la faucheuse quand elle se présente. William T. admet que c’est toujours perdu d’avance, et que la meilleure des choses à faire, c’est de se laisser faire.

-Il n’y avait plus de balle, continue le gringalet hystérique en pointant son arme sur sa propre tempe. Regarde, il n’y avait que dalle.

Le coup part. Le méchant s’effondre. L’esprit de mort, cet infâme traître, vient de s’arracher le bras. Ce n’est pas étonnant, il en a des millions d’autres à son service. Il faut quelques secondes au pasteur pour apprécier à sa juste valeur l’instant surréaliste qu’il vient de vivre.  Il sort de son véhicule et se précipite vers la voiture du défunt pour récupérer l’enfant pétrifié que l’on avait emprisonné à l’arrière. Il le porte à sa Ford Ranger.  Elle s’éloigne en abandonnant à la neige deux corps désormais vidés de leurs âmes. William T a vécu plus d’un miracle ce soir. Finalement, quand la faucheuse se présente, la meilleure des choses à faire n’est pas de se laisser faire : son patron peut changer son plan.

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Le garçon a dix ans et il s’appelle Dan. La veille, son père s’est tiré une balle dans la tête après avoir tué sa mère et, selon l’assistance sociale, il est désormais sans famille, aucune. Le malheur des enfants et tout ce qu’il y a dedans est insupportable au plus haut point. Le révérend et son épouse se sentent poussés par l’esprit à prier pour l’orphelin. Ils décident après une nuit d’intercession de le prendre chez eux. L’agrément de famille d’accueil leur est accordé en une semaine, quand son obtention, sans intervention divine, prend en général entre un et six mois.

Le couple pastoral est agréablement surpris. Le nouveau venu évolue tel un jeune page sage, à l’opposé des six vikings qu’ils ont conçus. Il ne se passe pas une semaine sans qu’un coup de fouet ne vienne calmer leurs ardeurs.

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Au bout de six mois de cohabitation avec Dan, la famille décide de l’adopter. Le petit orphelin devient officiellement le huitième enfant des T, deux ans après le décès de ses parents biologiques.

C’est là que les choses vont changer. Sitôt adopté, Dan se manifeste moins page, moins sage. Avait-il caché sa vraie nature dans le seul but d’échapper au destin misérable préparé d’avance pour les sans famille ? Qu’à cela ne tienne, l’information importante est celle-ci : il fait désormais autant de bêtises que ses frères, mais n’est jamais puni. Les vikings ne vont pas tarder à réclamer justice.

-Papa, pourquoi tu ne donnes jamais de fessée à Dan et que tu fais la guerre à nos popotins à nous ?

-Si vous savez que vous méritez vos fessées, répond leur père, qu’est-ce-que ça change pour vous qu’il en reçoive ou pas ?

Faire de l’esprit, rien de mieux quand on veut esquiver une question gênante. La vérité est que dans la vraie vie Mr. T a pitié de Dan. Une telle  faiblesse ne doit en aucun cas être révélée aux enfants, parce qu’ils pourraient avoir envie de l’exploiter. L’adopté avait vécu dès la naissance avec un père extrêmement violent. Il avait eu son lot de bastonnades et son nouveau papa ne se sentait pas la force d’en rajouter. Cette compassion inéquitable, ou peut être cette entorse à ses principes d’éducation, fait naturellement le lit des petits diablotins invisibles dont le but est de souffler à nos petits génies les idées de bêtises les plus ingénieuses. Et si tu coupais les moustaches du chat ? Et si tu faisais pipi dans la gourde d’eau de ton frère ? Et si tu disais à cette mariée trop joyeuse qu’elle a un visage de sorcière ? Et si tu informais ce prédicateur orgueilleux que son message était nul à c…

-Tu as entendu ce que Dan a dit ? S’étonne encore une fois un des frères. Et papa n’a rien dit.

-Et moi j’ai été puni pour avoir rapporté une BD non chrétienne à la maison, renseigne un autre.

Alors, arrive ce qui devait arriver : une convocation d’urgence à l’école au sujet d’un petit criminel qui sévissait dans l’établissement depuis deux journées. Il se dissimulait dans les toilettes des filles, et quand une dans le besoin soulevait son uniforme, il passait une espère de bâton souple à bout pointu par le bas de la porte surélevée, lui piquait les jambes et toute peau à nu, avant de prendre la fuite. On venait de mettre la main sur le malfaiteur, et Anita A. la directrice savoure l’instant.

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-Mr. T, vous êtes révérend, vous possédez un titre pompeux en éducation familiale, et vous n’enseignez pas à votre fils la révérence envers les femmes. Voilà où mène la misogynie religieuse. Honte à vous ! On parle de délinquance sexuelle !  Cette histoire ne s’arrêtera pas là, vous pouvez compter sur moi.

La directrice christianophobe en profite pour régler ses comptes, ça saute aux yeux. Le pasteur se sent néanmoins humilié, diminué, et il n’est pas sans crainte. Cet acte qualifié d’attentat à la pudeur peut mettre la famille dans de beaux draps : assistance sociale aux trousses, protection de l’enfance sortant les griffes, CIA tirant les ficelles, FBI révélant les dossiers de son père pédophile, le psychologue commis d’office le soupçonnant d’en être un, ses enfants placés, la peine de mort, la chaise électrique…On est aux USA, le pays de tous les possibles.

Une fois à la maison, il convoque Dan dans la chambre de punition. Les frères jubilent. A peine a-t-il son bâton de correction entre les mains qu’il se sent comme un tortionnaire. N’est pas roi qui veut. Et puis ce sentiment qu’il ne comprend pas refait surface, cette peur de ne pas être aimé par l’adopté qui, selon l’assistance sociale, éprouvait pour son père biologique une répulsion à la hauteur de la violence reçue.  Le petit voyeur s’en tire encore une fois avec quelques remontrances et un enseignement biblique sur la pudeur. Le père a rétrogradé. Les frères capitulent.

Un 31 octobre à presque minuit, le moteur de la Ford Ranger 1 vieillie s’assoupit devant la grande maison familiale des T.  Elle a trois ans et déjà 165.000 kilomètres au compteur. Le pasteur pense à la douceur de s’abandonner aux bras de Morphée sous la couette douillette et parfumée. Il faut vite oublier ce weekend éprouvant.  Un groupuscule de libertins protestataires avait plusieurs fois fait irruption au séminaire qu’il avait organisé dans son église en criant : « la fessée est un crime, les ‘fesseurs’ en prison ».

-Alors, une fessée au ‘fesseur’ ?

Le pasteur tressaillit légèrement. Un individu en tenue de clown l’attend devant la porte d’entrée. Il se donne un air effrayant avec sa tête baissée, légèrement penchée sur l’épaule, et son fouet balayant l’air.

-Vous êtes sans doute l’un des protestants du séminaire, pouffe Mr. T. Je suis épuisé et je n’ai ni l’envie ni le temps de jouer.

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-Qui vous a dit que nous voulions jouer ?

Le pasteur se retourne pour faire face à une figure nettement plus effrayante tenant une ceinture. Il se sent faiblir. Les deux clowns n’en sont pas dupes. Ils se mettent à sautiller, puis, tournant autour de leur proie, ils scandent « enlève ta culotte que l’on te fesse, enlève ta culotte que l’on te fesse ».  Mr. T n’a plus la possibilité de soupçonner un gag, il est gagné par la peur. Ces activistes anti-tout sont capables des pires saloperies ; Comme les anti-viande masqués qui avaient, le mois précédent, contraint l’éleveur du coin à avaler deux kg de viande crue. L’honneur et la responsabilité lui interdisent d’appeler au secours, sinon il réveillerait sa famille endormie, et les mettre en danger est la dernière chose qu’il a envie de faire. Une meilleure idée lui vient : s’évader, courir, se sauver. Vers l’infini ou plus près : la maison du voisin dans laquelle se tient actuellement une veillée de prière.

-Alors une fessée à la pioche ça vous dit ?

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Un autre individu a surgi des bois et interrompu la course à peine entamée. Les trois bouffons maléfiques, déterminés à exécuter leur plan, encerclent Mr. T en gazouillant : « ôte ta culotte que l’on te fesse, ôte ta culotte que l’on te fesse ». Quand on ne sait pas à quel saint se vouer, accepter son destin reste la meilleure des choses à faire.

-Je ne bouge plus, faites vite ce pour quoi vous êtes venus. Je l’accepte, mais ne comptez pas sur moi pour baisser le pantalon, leur cria l’homme de Dieu.

-Joyeux Halloween papa !

Le révérend n’en croit pas ses yeux.  Il découvre à l’intérieur des clowns ‘fesseurs’ les deux fils de 19 ans du voisin et le cerveau de la farce, son fils Dan lui-même. Cette fois les bornes ont été largement dépassées : participer à une fête satanique interdite dans la famille, sortir de la maison la nuit à l’insu de sa mère, et exposer son propre père à l’opprobre ; trois chefs d’accusation qui méritent punition.  Déterminé à calmer les petits diablotins invisibles qui ont soufflé à son fils cette idée nauséabonde, l’homme de Dieu traîne Dan jusque dans la chambre de discipline, ouvre le placard, prend la verge de correction, et s’applique à lui botter correctement les fesses. Les cris du bouffon déchirent le cœur de Jane T et de sa petite dernière.  Les six frères sont partagés entre ricanements moqueurs et ricanements nerveux. Le père de famille, quant à lui, fait face à un tout autre combat : la gestion d’émotions inconnues et inattendues. Il doute pour la première fois pendant qu’il sévit : est-il animé par l’amour ou par la rage ?  Après trente secondes qui correspondent à l’éternité pour un postérieur flagellé, le bourreau dépose les armes. Il ne ressent pas l’habituelle satisfaction du devoir accompli. Du soulagement ? Peut-être. De la honte ? Cela se pourrait.  Il s’effondre, vidé par ce trop-plein d’émotions ruisselant entre ses doigts. Le supplicié se relève, fixe le tortionnaire droit dans les yeux et se jette sur lui. Le papa a la peur de sa vie : ‘ça y est, c’est parti, il va me détester, ce que j’ai craint va m’arriver’ pense-t-il. Mais Dan va le dérouter une fois de plus.

-Oh merci papa, gémit le garçon fou de joie. Merci, hurle-t-il en lui offrant mille étreintes.  J’attendais cela depuis longtemps. Je sais maintenant que je suis l’un de tes fils, je suis ton fils.

Il claironne en courant à travers la maison.

-Je suis de la famille, j’ai eu ma fessée, youpi.  Je suis bien son fils, j’ai eu ma fessée, youpi.

Ses frères s’inquiètent pour sa santé mentale : quand eux font le tour de la maison en courant, c’est pour se refroidir le derrière endolori.

Jane T réunit sa petite famille autour d’un goûter de minuit improvisé. Pourquoi user de torture quand avec une glace et une galette on peut obtenir le résultat attendu ? Passez donc le message aux services secrets. Dan dévoile les circonstances l’ayant poussé à surpasser les vikings dans ce que le monde adulte qualifie de bêtises.  Le dimanche avant son adoption officiel, son futur papa avait prêché sur Hébreux 12 :7 (quel est le fils qu’un père ne châtie pas ?). L’enfant avait retourné le sermon dans tous les sens pour en démêler un adage flambant neuf : ‘qui ne châtie pas bien n’aime pas bien’ ou ‘qui n’aime pas bien ne châtie pas bien’, il ne sait plus trop dans quel sens il l’avait saisi.  Ses frères fouettés et lui épargné, il ne lui en fallut pas plus pour douter de sa légitimité. « Cela veut dire que je reste un orphelin à ses yeux ? » « Alors il ne me voit pas pleinement comme un fils ? » Pour en avoir le cœur net, il ne trouva rien de mieux à faire que de repousser sans cesse les limites pour atteindre l’inconcevable.

-Je voulais qu’enfin tu me corriges comme un père corrige son fils, conclut-t-il sous les yeux médusés de sa fratrie.

Quand vous lisez que la folie est attachée au cœur de l’enfant, croyez-le, les diablotins invisibles n’y sont visiblement pour rien.

La confession de Dan ressemble à une prime divine accordé à Mr T pour bons résultats. Son esprit n’arrive pourtant pas à s’y faire. Toujours troublé, le père de famille tourne dans son lit, faisant du pied à Morphée qui refuse de lui accorder une seule seconde de sa paix. Il ignore à ce moment là que le petit matin lui apportera un cadeau divin. Il le déballera lors de sa méditation biblique. Il entendra cette vérité effrayante résonner dans son cœur : ses enfants se souviendront plus tard de son amour qu’à travers la loi du bâton de correction. Autant dire qu’il aura raté sa vie.

Depuis, les six vikings apprécient chaque jour le repos non mérité accordé à leurs postérieurs. Tous sont enchantés du retour de Dan au royaume des pages sages, qu’au fond il n’avait jamais quitté.

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Très peu d’hommes de Dieu ont le courage de corriger leur passé ou leurs erreurs de manière frontale. William T est d’une autre trempe. Le conférencier sillonne désormais les Etats-Unis pour déterrer toutes les graines qu’il a semé à travers le pays ; exercice périlleux et décrié par ses paires. Mais quand flanche son cœur et faiblissent ses jambes, il s’appuie sur sa verge de correction devenue depuis, bâton du berger.

Ami Rougé pour theamijournal.com

 

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(Matt 18:12-14) « Que vous en semble ? Si un homme a cent brebis, et que l’une d’elles s’égare, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres sur les montagnes, pour aller chercher celle qui s’est égarée ? Et, s’il la trouve, je vous le dis en vérité, elle lui cause plus de joie que les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées. De même, ce n’est pas la volonté de votre Père qui est dans les cieux qu’il se perde un seul de ces petits.

Série : Jésus pionnier de l’émancipation féminine : Les dessous du débat sur le vêtement de la femme chrétienne.

Versets de référence :

1 Pierre, Chapitre 3
1Femmes, soyez de mêmes soumises à vos maris, afin que, si quelques-uns n’obéissent point à la parole, ils soient gagnés sans parole par la conduite de leurs femmes, 2en voyant votre manière de vivre chaste et réservée.3Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d’or, ou les habits qu’on revêt 4mais la parure intérieure et cachée dans le coeur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu.5Ainsi se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu, soumises à leurs maris,6comme Sara, qui obéissait à Abraham et l’appelait son seigneur. C’est d’elle que vous êtes devenues les filles, en faisant ce qui est bien, sans vous laisser troubler par aucune crainte.7Maris, montrer à votre tour de la sagesse dans vos rapports avec vos femmes, comme avec un sexe plus faible; honorez-les, comme devant aussi hériter avec vous de la grâce de la vie. Qu’il en soit ainsi, afin que rien ne vienne faire obstacle à vos prières.

1 Timothée 2 : 9-10 « De même, que les femmes soient revêtues d’une parure décente, avec pudeur et modestie, non pas avec des tresses et de l’or, ou des perles, ou des vêtements somptueux, mais avec de bonnes œuvres, ce qui convient à des femmes qui affirment honorer Dieu. »

Auteur : Ami Rougé

Introduction :

A ma conversion à Christ, mon premier choc émotionnel fut la découverte du combat contre le pantalon féminin. 25 ans après, le débat sur les tenues des femmes chrétiennes n’a toujours pas pris fin. Il s’est surtout amplifié. D’un côté se tiennent ceux qui attaquent : les censeurs, et de l’autre ceux qui défendent : les libéraux. Chaque groupe ayant ses sous-groupes : extrêmes, modérés, centristes etc. Certains disent oui au pantalon et non au décolleté, d’autres disent non au pantalon mais oui aux perruques, d’autres encore disent oui au voile et oui à la mini-jupe etc. Dans tous les cas, l’apparence physique des femmes déchaine les passions et semble remporter la palme d’or des discussions évangéliques…plus important que la pédophilie, plus digne d’intérêt que les chrétiens tués en Orient pour leur foi, et plus utile que le problème des femmes battues…
Après 25 ans en tant qu’auditrice des joutes verbales entre libéraux et censeurs je vous expose ici les réflexions qu’elles m’ont inspirée. Il ne s’agit pas d’être pour ou contre, ou de dire à la femme comment elle devrait s’habiller, chacun rendra compte tout seul pour lui-même devant son créateur. Mon but ici est d’analyser la manière dont les débats sont menés des deux côtés, et de pointer du doigt les arguments et contre-arguments qui dérangent.

Plan :

Introduction

I. Analyse des propos des censeurs
1- Un débat violent
2- Un débat qui manque d’éthique
3- Un débat qui affecte les écritures
II. Analyse des réponses des défenseurs
III. Et Jésus dans tout cela ?
Conclusion

I. Analyse des propos des censeurs
1) Un débat violent

Le débat est rendu violent par l’utilisation d’un langage inapproprié

Alors que Paul et Pierre ont employé dans 1 Timothée 2  et Pierre 3 un langage respectueux, honorable, révérencieux, et doux, la plupart des personnes qui critiquent l’apparence physique des femmes chrétiennes usent d’un langage déplacé, moqueur, souvent lapidaire, quelques fois violent, et toujours réducteur. Les commentaires sont totalitaires, arbitraires, légers et insultants. Je n’ai jamais entendu dans ces débats un discours du genre : « femmes vous n’imaginez pas combien un vêtement digne est le reflet de votre beauté intérieure, combien ça honore le Christ que vous soyez convenablement couvertes, combien il se réjouit que votre tenue reflète sa pureté, vous êtes plus belles naturelles que maquillées etc. » Il est plutôt commun d’entendre : « femme arrêtez d’être des séductrices et de faire tomber les hommes avec vos tenues de païennes, votre maquillage de prostituées, vos bijoux de sirène des eaux. Les musulmanes vous surpassent en sainteté. Vous irez en enfer. » Ils ont fait de l’apparence physique de la femme une condition de salut au mépris de la vérité divine.
Il me vient alors deux images lorsque je les lis ou entends : de la salive projetée sur les paroles de Paul et de la boue renversée sur les phrases de Pierre.

Le débat est rendu violent car il hypersexualise la femme chrétienne

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Femme juive ultra orthodoxe au 21ème siècle

Lorsqu’on parle d’hypersexualisation du corps féminin, on accuse en général tous ces gens qui se plaisent à exposer la nudité de la femme. Mais réalisez-vous que ceux qui veulent couvrir la femme à l’étouffé sont aussi coupables d’hypersexualisation ? Quand un homme trouve qu’un coude de femme ou un vernis à ongles est un acte de séduction qui peut le faire tomber dans le péché, il y a un problème évident d’hypersexualisation maladive. Non, le coude n’est pas un organe sexuel et le vernis à ongles n’a pas vocation à vous donner une érection. Je dis souvent que s’ils n’avaient pas besoin de nos mains pour leur préparer des agapes ou de nos voix pour garantir une louange vivante ils exigeraient qu’on les enveloppe. Il est évident que l’on ne peut être hantés à ce point par la couverture du corps des femmes à moins de les considérer comme des objets sexuels ambulants dotés d’un pouvoir irresistible sur le sexe opposé. D’où le besoin frénétique de juger son apparence physique et de la couvrir au maximum afin de protéger les saintetés masculines. Le débat sur le vêtement des femmes chrétiennes est d’une violence inouïe : il colle à la femme une étiquette de tentatrice permanente alors que le péché d’Eve a été réglé en même temps que celui d’Adam : à la croix. Ces hommes agissent aussi comme si le corps de toutes les femmes appartenait à tous les hommes, comme si chacun d’eux avait le droit de juger le corps de chaque femme et d’en faire un champ de mission ou un terrain de combat. Si pour le monde la femme est un objet à découvrir, pour ces chrétiens elle est un objet à couvrir. Objet quand même dans les deux cas.

2) Un débat qui manque d’éthique

Le débat manque d’éthique à cause du deux poids deux mesures.

Si l’apparence physique des femmes chrétiennes déchaine les passions celle des hommes chrétiens ne tient qu’à cette phrase : « l’homme ne portera pas de vêtement de femmes » (Deut 22 :5) C’est tout ? Est-ce vraiment tout ce que Dieu leur demande ? La culture biblique de la pureté vestimentaire ne concerne t-elle donc que les femmes ? Certains censeurs poussent l’offense jusqu’à soutenir qu’il n’est écrit nul part dans la Bible que l’homme doive s’habiller avec modestie et sainteté. Il ne serait donc pas soumis aux mêmes obligations vestimentaires que la femme. Que faire alors de 1 Corinthiens 6 :18, 1 pierre 2 : 11, Ephésiens 5 :3, Ephesiens 5 :5. ? Ces versets exhortent à la pudeur hommes et femmes. Et la pudeur vestimentaire en fait partie. D’autres censeurs avancent que les hommes n’ont pas besoin de faire attention à leurs tenues car cela n’a aucune incidence sur les désirs sexuels des femmes. Ah bon ? La femme n’est-elle pas le sexe faible ? En tout cas c’est ce que Paul écrit.(1 Pierre 3 :7) J’en conclus que si une femme chrétienne ne peut apparaitre ainsi

beautiful-1274056_1920sans créer de polémique et qu’un homme chrétien peut paraitre ainsi

homme peut porter ça

sans susciter le moindre débat, il s’agit plus d’un acharnement de la part des censeurs, que d’une question de pureté. A cause de ces deux poids deux mesures on peut douter de la sincérité du débat sur le vêtement des chrétiennes. Il ne faut donc pas s’étonner du sentiment amer d’injustice que cela crée chez de nombreuses soeurs.

Le débat manque d’éthique parce qu’il déresponsabilise l’homme.

Un pasteur que j’écoute et admire beaucoup a un jour dit, et je résume avec mes propres mots, que lorsqu’un homme voit une femme avec un joli visage et qu’il la regarde une fois ce n’est pas forcément un péché, parce que l’on est naturellement attiré par la beauté. Mais si elle passe devant lui et qu’il se retourne pour la regarder, ce second regard devient péché, car l’homme n’a pas pu résister à la sensualité de la femme. Quoi ? Alors l’homme n’a pas eu le réflexe d’ôter cet œil (Matthieu 5:29) qui était pour lui une occasion de chute, il a laissé sa convoitise (Jacques 1:14) faire son chemin dans son âme et en conclusion la femme est accusée d’avoir dégagé de la sensualité ? La femme est-elle la gardienne de la moralité et de la pureté des hommes ? Aurait-elle d’un côté la nature du péché et de l’autre la mission de l’Esprit Saint ? On oublie trop souvent que c’est à Adam que Dieu a demandé des comptes.

Le débat manque d’éthique parce que les censeurs n’en ont jamais assez

Vous vous couvrez les bras, ils exigent que vous vous couvriez les avant-bras. Vous vous couvrez les genoux, ils veulent vous couvrir les chevilles, vous vous couvrez le torse, ils veulent que vous vous couvriez le cou. Même si vous vous habillez comme les femmes au temps de Jésus, ce ne sera jamais assez pour eux. La preuve, elles portaient des bâches et la société trouvait encore qu’elles étaient trop dangereuses pour se promener seule dans les rues. Certains verront de la séduction dans la manière dont vos mains tournent les pages de la Bible, dans les battements de vos yeux qui admire ses versets, sur les mouvements de vos lèvres qui la lisent, dans les intonations de votre voix qui chante les merveilles de Dieu. Ils trouveront toujours le moyen de vous accuser de leur propre faiblesse.

III. Un débat qui affecte les écritures

Un débat qui affecte les écritures par le manque de profondeur

Combien d’entre eux ne sont-ils pas dans la lettre ? combien d’entre eux font-ils l’effort d’étudier le contexte ? Combien d’entre eux font-ils des recherches linguistiques ? Combien ne sont-ils pas fermés à la réflexion ? Vous aurez beau leur expliquer l’évidence : le pantalon n’existait pas tel quel à l’époque et il y a différentes manières de porter le pantalon aujourd’hui etc.

9416814cc35635be981ae457fdeb84d8                  d579a40766e2f6f1b2704fa32d51d828  100-lin-tunique-femme-collection-printemps-eteIls répèteront encore et encore « la femme ne doit pas porter de pantalon, la femme ne doit pas porter de pantalon, la femme ne doit pas porter de pantalon, enfer, enfer, enfer ! »

Un débat qui affecte les écritures car les censeurs prennent la place de Dieu

De nombreux censeurs associent constamment l’habillement des femmes à l’homme. Vous vous habillez « pur » ? C’est pour ne pas les faire tomber. Bravo. Vous vous habillez « impur » ? c’est pour les faire tomber et pas bravo. Comme si les femmes devaient s’habiller en fonction de l’effet qu’elles ont sur les hommes. Il n’est aucunement  question des hommes dans les passages de référence. Si Pierre mentionne le « mari » (dont Abraham cité en référence) il ne fait pas cas des autres hommes. Ces derniers n’ont de cesse de s’introduire dans un verset qui ne les implique aucunement et prennent de ce fait la place du mari et celle de Dieu. Il n’est pas écrit :« De même, que les femmes soient revêtues d’une parure décente, avec pudeur et modestie, non pas avec des tresses et de l’or, ou des perles, ou des vêtements somptueux, mais avec de bonnes œuvres, ce qui convient à des femmes qui affirment honorer l’Homme . » ni  «Ainsi se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient en l’homme, soumises à tous les hommes, comme Sara, qui obéissait à tous les hommes et les appelait ses seigneurs. »Les censeurs se placent au centre de ces versets en laissant croire que les femmes doivent veiller sur leur tenue vestimentaire afin de ne pas déranger les hommes ou les tenter ; ce n’est pas la pensée de Dieu révélée dans ces versets. La femme chrétienne doit s’habiller avec décence et modestie non pas pour éviter de faire tomber les hommes, mais pour honorer le Seigneur parce que c’est sa volonté. Il s’agit de plaire au Seigneur et non pas de préserver le sexe opposé. Et si l’homme est préservé tant mieux, mais c’est accessoire. La masculinisation de ce débat est une cause majeure de la rébellion qui persiste dans les cœurs de nombreuses femmes qui résistent à ces versets. Il est temps de « démasculiniser » la discussion et de la ramener à la vertu de Christ.

Comment les défenseurs réagissent-ils aux propos des censeurs ?

1. Ils se justifient. Les femmes qui portent des perruques ou qui se maquillent, ou qui s’habillent sexy etc. se sentent souvent accusées et attaquées par les propos des censeurs. Leur réaction est de contre-attaquer parce que blessées. Les pasteurs dont les femmes ou les filles ont une apparence que les censeurs jugent mondaines vont tout faire pour justifier dans leur prêche, leurs femmes, leurs filles ou les femmes de leur église. Ils rendent coup pour coup, verset pour verset. Si vous êtes certains que Dieu ne réprouve pas votre apparence physique quel intérêt de vous justifier devant l’accusateur ? Notre justification propre n’a aucune valeur, seul Christ justifie parfaitement.

2-Ils veulent faire fléchir leurs accusateurs. A trop vouloir convaincre les censeurs, les défenseurs tombent également dans le piège de la déformation des écritures. Les explications sur le fait que le voile ne serait pas obligatoire, sur le ministère des femmes, sur les nombreux éléments bibliques d’ordre culturel etc. semblent quelques fois sortir du chapeau. Autant les censeurs sont à la lettre, autant les défenseurs creusent trop. Dans leur zèle à justifier leurs pratiques ils en arrivent à critiquer Paul au point d’exprimer des doutes à son sujet.  A peine si certains ne considèrent pas l’apôtre comme un imposteur juste parce que leurs femmes enseignent ou ne portent pas le voile. C’est terrible. Ils prennent les phrases de Paul, puis les tournent, les retournent, les contournent, les détournent. Même une cérébrale comme moi en reste bouche bée. A trop réfléchir on court le risque de devenir philosophe. A creuser trop profondément on risque de ne plus pouvoir sortir du trou.

3-Très peu de libéraux se posent la question suivante : et si les censeurs avaient (un peu) raison ? Et si le monde avait plus d’impact sur mon apparence physique que je ne veux l’avouer ?
Peu d’entre eux font la démarche de réfléchir sur leurs réelles motivations. Pourquoi je me maquille ? Pour mon plaisir ou pour séduire ? Pourquoi je ne porte pas le voile ? Parce que je suis convaincue que ce n’est pas une obligation ou parce que j’ai envie de montrer mes beaux cheveux ? etc. Qu’est-ce qui me préoccupe le plus, le regard de Christ ou celui des hommes ? L’honneur du Seigneur ou mon succès vestimentaire ?
Une femme chrétienne fréquentant une célèbre église évangélique est allée acheter des vêtements chez sa voisine et elle a craqué pour ceci.

elle a choisi çaElle est revenue quelques mois plus tard pour choisir un autre vêtement afin de se rendre à une cérémonie familiale de baptême catholique. N’ayant pas trouvé son bonheur, elle a demandé à la vendeuse de se réapprovisionner rapidement. Cette dernière lui répondit ceci : « je n’aurai pas de nouveauté avant ta cérémonie, pourquoi ne portes-tu pas la robe achetée la dernière fois ? » La chrétienne de lui répondre choquée : « Ah non je ne peux pas aller à ce baptême avec cette robe. Je la mets pour le culte du dimanche à mon église. Pour le baptême je cherche un beau tailleur classe de ce genre.  »la-reine-de-jordanieIl ne s’agit pas de porter un jugement de valeur sur  le fait que la robe glamour lui serve de vêtement pour le culte. Chacun fait comme il veut, et si son église le lui permet qui suis-je moi pour en faire un drame ? Mes choix vestimentaires ont sans doute (également ) été source d’émois chez d’autres, les échelles de valeur étant variables. Ce qui interpelle ici c’est cette aisance à déclarer la robe rose indigne d’une réunion famililale, mais convenable pour le culte du dimanche.
La deuxième histoire concerne une femme chrétienne qui se marie. A la cérémonie traditionnelle elle porte cette robe.

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Une semaine plus tard à la mairie elle porte celle-ci.

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Elle arrive pour sa cérémonie religieuse à l’église avec ça.

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Il y a de quoi s’attrister. Il y a de quoi s’émouvoir. Si cette mariée avait porté le même genre de robes à toutes ses cérémonies cela n’aurait pas été aussi malaisant. On aurait compris qu’il s’agissait de son style, de son “mood”. Qu’on apprécie ou pas elle serait dans la continuité. Les variations de style chez cette mariée laissent à désirer car pour la tradition elle a opté pour la modestie,  devant la république elle a choisi la chasteté et en présence de Dieu elle s’est laissée aller au sexy. Quel message a-t-elle véhiculé à toutes les personnes qui ont assisté à ses trois cérémonies ? Christ n’est pas aussi digne que la tradition, il n’est pas aussi digne que le maire. En lui seul je peux me laisser aller.

Qui est le Christ pour nous et qu’est-ce qu’il mérite ? Quelle image de notre Seigneur se dégage de mon apparence physique ? Telles sont les questions fondamentales.

III. Et Jésus dans tout cela ?

Les femmes à l’époque de Jésus s’habillaient toutes de manière plus que décente. Je veux dire par là qu’il n’y avait pas de risque d’avoir un dos dénudé, ou un coude apparent. Malgré cela la société trouvait quand même le moyen de les hypersexualiser. Comment ?
Selon Madame le docteur Zhava Glaser(1) (sources : jewsforjesus.com)
1. Les femmes étaient tenues en haute estime dans l’ancien testament mais dans le nouveau testament leurs droits avaient décliné et leur vie était confiné presque entièrement dans la sphère familiale privée.
2. À l’époque talmudique, les femmes respectables étaient censées rester dans l’enceinte de la maison. La terminologie utilisée pour une prostituée était «celle qui va ailleurs».
3. Si une femme était dans la rue elle devait être accompagnée, il lui était interdit de parler aux hommes et elle devait être lourdement voilée.
4. Un passage talmudique ladécrit comme «enveloppée comme une personne en deuil (faisant référence au revêtement du visage et des cheveux) isolées des gens et enfermées en prison» (Eruvim 100b)
L’attitude de Jésus envers les femmes était opposée à l’ordre et aux craintes de son époque. Il a assaini l’image sexuel des femmes.
Il leur parlait en public et osait même parfois faire le premier pas comme avec la veuve de Naim ou la samaritaine. Il a accepté des femmes comme compagnons de voyages. Il n’a pas vu en elles des potentielles aguicheuses qui ferait tomber les hommes de l’équipe. Il avait un RDV divin avec la samaritaine, et pour se retrouver avec elle, Il n’a pas hésité à éloigner ses disciples parce qu’ils auraient fait « gnangnangnangnan » et il a pris le temps de discuter avec cette femme sans crainte d’être envoutée par sa voix de pécheresse. Lorsque la femme à la perte de sang l’a touché, il savait dans son omniscience ce dont elle souffrait, mais il n’a pas ressenti de dégout. Il a plutôt laissé sa vertu guérir la malade. Il était loin de La Menstruophobie ambiante. Mais le meilleur se trouve dans l’histoire de la femme de mauvaise vie. Celle qui a mouillé les pieds de Jésus de ses larmes, les a essuyés avec ses cheveux, avant de les parfumer. Qui peut croire qu’elle ait fait cela comme on passe une serpillère ? Elle avait des mains de pécheresse et a sans doute fait preuve d’une certaine délicatesse. Agir ainsi envers un homme, qui plus est un Rabbin et en public, vous imaginez la gravité de ses actes ?! La chevelure des femmes…mais c’est l’ile de la tentation pour ces hommes. Jésus a-t-il crié à la sirène des eaux ? Non ! pourquoi ? parce que rempli du Saint Esprit il n’avait aucune convoitise dans son cœur, ses pensées ne pouvaient donc être souillées. Il n’a pas considéré cette femme ni toutes les autres comme des personnes à accuser ou à craindre, mais plutôt comme des êtres humains ayant besoin d’être couvertes par sa pureté. N’est-il pas l’exemple à suivre cher frère, cher monsieur ?

Conclusion

Les femmes chrétiennes doivent savoir que quand il marchait en tant qu’homme sur la terre, Jésus a assaini l’image de la femme. Il a montré aux pharisiens que c’étaient eux qui avaient un problème. A la croix il n’a pas seulement réglé le péché d’Adam, il a aussi réglé le péché d’Eve une fois pour toutes. Votre identité n’est plus séductrice potentielle. Votre identité n’est plus tentatrice permanente. Christ n’est pas mort pour des objets. Il est donc indispensable de refuser de vous laisser traiter comme tel que ce soit par les « dénudeurs » ou les « couvreurs.»  Si c’est l’avis et le jugement des hommes qui vous préoccupent à chaque sortie cela signifie que ce sont les hommes que vous craignez et non Dieu.

Je répète : Une femme chrétienne fait attention à être vêtue décemment, elle fait attention de se comporter correctement pour une seule raison : parce que la Parole le lui demande et qu’elle a envie d’honorer Dieu, et non pas parce qu’elle peut éveiller en l’homme des envies de sexe. La modestie concerne la liberté en Christ et ne doit en aucun cas naitre de la répression des hommes. Je vous encourage soeurs à vous regarder non pas avec les yeux de ceux qui vous hypersexualisent, mais avec les yeux de celui qui vous revêt de sa pureté. C’est une question d’estime de soi et c’est ainsi que vous ferez le meilleur choix.

Ecrit par Ami Rougé @theamijournal.com

 

notes

  1. Madame le Dr Glaser enseigne l’hébreu biblique en tant que langue parlée vivante, ainsi que l’exégèse hébraïque avancés dans l’Ancien Testament (Torah, Neviim et Ketuvim). Elle enseigne également l’histoire juive et l’éthique juive, et est rédactrice et co-auteure des “Fall Feasts of Israel” publiés par Moody Press. Le Dr Glaser est membre de l’Association des études juives, de l’Association nationale des professeurs d’hébreu et de la Evangelical Theological Society

Tamar soeur d’Absalom, ou quand la beauté vous dessert

C’était en Afrique. Une femme inconnue est entrée dans l’église un dimanche matin. Elle avait la peau claire, une métisse d’une beauté à la hauteur de la jeune Sade Adu. Vous savez peut-être que quelque soit le continent dans lequel ils se trouvent, une majorité de noirs fétichise la peau claire. En plus du privilège de la beauté, cette dame a pu profiter du privilège de la peau claire. Nous avons tout fait pour la garder dans l’église. Les jours suivants, tous les hommes, même mariés, souhaitaient être ses conseillers. Elle avait à peine balbutié qu’on lui tendit le micro pour une performance en solo pendant les cultes. Dieu lui avait accordé la beauté et l’église les privilèges. Elle aurait eu tort de ne pas en profiter.

Si la beauté vous assure des privilèges, elle vous crée aussi quelques soucis, malheureusement.

Notre passage biblique en révèle deux.

Cliquez ici pour le lire. 

1) la pire chose pour une belle femme est de réaliser que la beauté n’a pas de filtre. Elle attire aussi la faune des hommes indésirables. La belle Tamar l’a appris à ses dépens.

Sa beauté est la raison pour laquelle son demi-frère pensait l’aimer.

Il est tombé amoureux parce qu’elle était belle.

Il a oublié les lois du Seigneur, parce qu’elle était jolie. Levitique 18: 9 “N’ayez pas de relations sexuelles avec votre sœur, ni la fille de votre père, ni celle de votre mère, si elle est née au même domicile ou ailleurs”.

Il a oublié que les rapports sexuels avant le mariage étaient interdits, parce qu’elle était belle.

Amnon a abandonné la sagesse, car Tamar était jolie. L’amour vous rend aveugle, dit-on.

Oui, la beauté vous met sur un piédestal. Un bon garçon peut penser qu’il ne vous mérite pas.

Mais le piédestal ne suffit pas à décourager les indignes. Ils vous voient comme un défi à relever.

Belles femmes, êtes-vous fières de faire tourner les têtes? Méfiez-vous de l’Amnon qui vous guette. 

Il peut être caché en un père, un beau-père, un ami, un enseignant, un entraîneur, etc. Êtes-vous dans une telle situation? Tamar a fait face à cela longtemps avantvous. Et vous apprendrez d’elle.

2) Une autre vérité difficile à reconnaitre quand on est jolie, c’ est que la beauté est trompeuse.

Un beau visage peut cacher un cœur laid, et la beauté finit toujours par se faner.

Au-delà de tout cela, la beauté est trompeuse surtout parce qu’elle peut brouiller les vrais sentiments et couvrir les véritables motifs d’une action.

Revenons à cette église en Afrique. À leurs dirigeants. Ils ont accordé le “haut ministère” de chanteuse soliste à cette femme qui n’avait pas franchi toutes les étapes du processus de sélection (spirituel et artistique) imposé aux autres chanteurs. Ils ont agi de la sorte non pas parce qu’elle avait un appel sur sa vie ou qu’elle était une excellente chanteuse, mais parce qu’elle était magnifique et qu’ils voulaient qu’elle s’intéresse à eux.

Que s’est-il passé après le viol? Amnon a détesté Tamar. “En sorte que la haine dont il la haïssait était plus grande que l’amour avec lequel il l’aimait.”

Quel choc de réaliser qu’il ne s’agissait pas d’amour, mais de convoitise. Même Amnon pensait que c’était de l’amour.

Il a piétiné le vignoble. Il a forcé la porte. Il a volé le précieux trésor. Et puis il a marché dessus.

Amnon appelait Tamar “ma soeur”. Après le viol, elle est devenue “cette femme” … une étrangère.

Il y a une différence entre la convoitise et l’amour. “Vous les reconnaîtrez à leurs fruits” dit le Seigneur. La luxure et l’amour portent des fruits différents.

Les fruits de l’amour: 1 Corinthiens 13: 4-7

L’amour est patient, l’amour rend service. Il n’est pas jaloux, il ne se vante pas, il ne se gonfle pas d’orgueil. L’amour ne fait rien de honteux. Il ne cherche pas son intérêt, il ne se met pas en colère, il ne se souvient pas du mal. Il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité. L’amour excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout.

Les fruits de la convoitise Jacques 1:15

Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché; et le péché, étant consommé, produit la mort.

Et Tamar s’installa, accablée, chez son frère Absalom.(1 Samuel 13 vers 20)

Tamar a été souillée, puis méprisée. Elle n’était même plus digne de devenir la femme d’Amnon. C’était juste un désir de sexe, une question d’orgueil et de domination masculine.

Tamar est tombée dans le piège malgré elle. Elle a résisté à Amnon. Elle a perdu. Mais elle est tombée au combat. Une guerrière!

Et vous ? Êtes-vous tombée pendant la période de négociation, fière que votre beauté ait tourné la tête de votre Amnon?

La beauté est comme des paillettes dans les yeux. Elle peut vous faire prendre pour “amour” ce qui n’est que convoitise charnelle.

Beaucoup de femmes trouvent du pouvoir dans leur beauté. Il y a un reste de femmes qui n’ouvrent les yeux sur la vanité de la beauté qu’après avoir été utilisées et brisées.

 

 

Cherchez-vous le véritable amour? Commencez à chercher des personnes qui ne s’intéressent pas à vous rien qu’à cause de votre apparence physique. 

Ecrit par Ami Rougé pour theamijournal.com


passage biblique

2 Samuel 13: 1-20 à 13

Après cela, voici ce qui arriva. Absalom, le fils de David, avait une soeur qui était belle et qui s’appelait Tamar. Or Amnon, le fils de David, tomba amoureux d’elle. 2 Amnon était anxieux jusqu’à se rendre malade à cause de sa soeur Tamar. En effet, elle était vierge et il lui paraissait difficile de faire la moindre tentative auprès d’elle. 3 Amnon avait un ami du nom de Jonadab. C’était un fils de Shimea, le frère de David, et un homme très rusé. 4 Il lui demanda: «Pourquoi deviens-tu donc chaque matin plus abattu, toi qui es un fils de roi? Ne veux-tu pas me le dire?» Amnon lui répondit: «J’aime Tamar, la soeur de mon frère Absalom.» 5Jonadab lui dit: «Mets-toi au lit et fais le malade. Quand ton père viendra te voir, tu lui diras: ‘Permets à ma soeur Tamar de venir me donner à manger. Qu’elle prépare un plat sous mes yeux, afin que je le voie, et qu’elle me serve elle-même à manger.’»
6 Amnon se coucha et fit le malade. Le roi vint le voir et Amnon lui dit: «Que ma soeur Tamar vienne donc faire deux gâteaux sous mes yeux et qu’elle me les serve elle-même.»
7 David fit dire à Tamar dans ses appartements: «Va donc chez ton frère Amnon et prépare-lui un plat.»
8 Tamar alla chez son frère Amnon, qui était couché. Elle prit de la pâte, la pétrit, prépara des gâteaux devant lui et les fit cuire. 9 Elle prit ensuite la poêle et les déposa devant lui, mais Amnon refusa de manger. Il ordonna de faire sortir tout le monde, et tout le monde sortit de chez lui.
10 Alors Amnon dit à Tamar: «Apporte le plat dans la chambre et sers-moi.» Tamar prit les gâteaux qu’elle avait faits et les porta à son frère Amnon dans la chambre.
11 Comme elle les lui présentait à manger, il l’attrapa et lui dit: «Viens, couche avec moi, ma soeur.» 12 Elle lui répondit: «Non, mon frère, ne me déshonore pas, car on n’agit pas de cette manière en Israël. Ne commets pas cet acte odieux!
13 Où irais-je, moi, traîner ma honte? Et toi, tu serais comme l’un des plus ignobles en Israël. Maintenant, parle donc au roi et il ne m’empêchera pas d’être à toi.»
14 Mais il ne voulut pas l’écouter. Il se montra plus fort qu’elle et il la viola, il coucha avec elle.
15 Puis Amnon éprouva de la haine envers elle, une haine plus forte encore que ne l’avait été son amour, et il lui dit: «Lève-toi, va-t’en!» 16 Elle lui répondit: «Non! N’augmente pas, en me chassant, le mal que tu m’as déjà fait.» 17 Il refusa de l’écouter. Appelant le garçon qui était à son service, il dit: «Qu’on fasse partir cette femme de chez moi, qu’on la mette dehors! Et ferme la porte derrière elle!»
18 Elle portait une robe de plusieurs couleurs. C’était en effet la tenue que portaient les filles du roi aussi longtemps qu’elles étaient vierges. Le serviteur d’Amnon la fit sortir et ferma la porte derrière elle. 19 Tamar déversa de la cendre sur sa tête et déchira sa robe multicolore. Elle mit la main sur sa tête et s’en alla en poussant des cris.
20 Son frère Absalom lui dit: «Est-ce que ton frère Amnon a couché avec toi? Maintenant, ma soeur, garde le silence, car c’est ton frère. Ne prends pas cette affaire trop à coeur.» Et Tamar s’installa, accablée, chez son frère Absalom.

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T’inspirer à embrasser l’appel sacré de la maternité

La maternité est attaquée de toute part et les flèches sont enflammées. Nous avons entre 10.000 flèches celles qui taxent de mères indignes les femmes qui reprennent le travail deux mois après avoir accouché; celles qui en Turquie jugent qu’il est immoral pour une femme enceinte de montrer son gros ventre en public (1); celles qui en occident toisent et blâment les femmes qui s’appliquent à l’acte le plus naturel et le plus altruiste qui soit : donner le sein à son enfant quand et où il en a besoin; celles de ceux qui dans les églises à obédience évangéliques se sentent sexuellement provoqués par votre ‘esprit de sirène’ même quand vous allaitez votre bébé dissimulée sous une couette en béton; celles des ‘bienfaiteurs’ multimilliardaires qui parcourent l’Afrique pour ‘proposer’ aux femmes africaines un planning familial à l’occidental;  D’un autre côté, celles des partisans de la procréation qui veulent imposer leur diktat aux femmes qui ne veulent pas être mères.

J’ai souffert du blâme de la maternité de la part de personnes qui ont choisi de me mépriser non seulement parce que j’ai 4 enfants, mais aussi parce que  j’ai décidé de regarder la carrière, les diplômes, la poursuite de la richesse etc. comme une perte à cause de l’excellence du statut de mère “au foyer”.

Ce qu’ils pensent être un profond échec est en réalité une source de richesse infinie. C’est cette richesse que je veux partager avec vous afin de vous encourager à explorer, accepter et savourer tout ce qui accompagne la maternité…quelque soit votre situation actuelle  vous pouvez relever les défis de la maternité et devenir une ‘First-Class mom’ pour le bien de vos enfants.

Partageons la vie.

Ami Rougé

 

  1.  “Voir les femmes enceintes en public n’est pas seulement immoral, mais aussi laid…Après 7 ou 8 mois, les femmes enceintes devraient sortir avec leurs maris en voiture pour prendre l’air, mais le faire dans la soirée.” Ömer Turgul Inançer, avocat, philosophe et penseur islamique turc. 

Ces 11 secrets de beauté vont vous inspirer.

Ce poème a été rendu célèbre par Audrey Hepburn quand on lui a demandé le secret de sa beauté. Ce poème initialement écrit par Sam Levenson, un homme, est une inspiration pour chacune d’entre nous.

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Pour avoir des lèvres attirantes, prononcez des paroles de bonté.

Pour avoir de beaux yeux, regardez ce que les gens ont de beau en eux.

Pour rester mince, partagez vos repas avec ceux qui ont faim.

Pour avoir de beaux cheveux, laissez un enfant y passer sa main chaque jour.

Pour avoir un beau maintien, marchez en sachant que vous n’êtes jamais seule, car ceux qui vous aiment et vous ont aimé vous accompagnent.

Les gens, plus encore que les objets, ont besoin d’être réparés, bichonnés, ravivés, réclamés et sauvés : ne rejetez jamais personne.

Pensez-y : si un jour vous avez besoin d’une main secourable, vous en trouverez une au bout de chacun de vos bras.

En vieillissant, vous vous rendrez compte que vous avez deux mains, l’une pour vous aider vous-même, l’autre pour aider ceux qui en ont besoin.

La beauté d’une femme n’est pas dans les vêtements qu’elle porte, son visage ou sa façon d’arranger ses cheveux. La beauté d’une femme se voit dans ses yeux, car c’est la porte ouverte sur son coeur, la source de son amour.

La beauté d’une femme n’est pas dans son maquillage, mais dans la vraie beauté de son âme. C’est la tendresse qu’elle donne, l’amour, la passion qu’elle exprime.

La beauté d’une femme se développe avec les années.

Sam Levenson