Série : Jésus pionnier de l’émancipation féminine : Les dessous du débat sur le vêtement de la femme chrétienne.

Versets de référence :

1 Pierre, Chapitre 3
1Femmes, soyez de mêmes soumises à vos maris, afin que, si quelques-uns n’obéissent point à la parole, ils soient gagnés sans parole par la conduite de leurs femmes, 2en voyant votre manière de vivre chaste et réservée.3Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d’or, ou les habits qu’on revêt 4mais la parure intérieure et cachée dans le coeur, la pureté incorruptible d’un esprit doux et paisible, qui est d’un grand prix devant Dieu.5Ainsi se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu, soumises à leurs maris,6comme Sara, qui obéissait à Abraham et l’appelait son seigneur. C’est d’elle que vous êtes devenues les filles, en faisant ce qui est bien, sans vous laisser troubler par aucune crainte.7Maris, montrer à votre tour de la sagesse dans vos rapports avec vos femmes, comme avec un sexe plus faible; honorez-les, comme devant aussi hériter avec vous de la grâce de la vie. Qu’il en soit ainsi, afin que rien ne vienne faire obstacle à vos prières.

1 Timothée 2 : 9-10 « De même, que les femmes soient revêtues d’une parure décente, avec pudeur et modestie, non pas avec des tresses et de l’or, ou des perles, ou des vêtements somptueux, mais avec de bonnes œuvres, ce qui convient à des femmes qui affirment honorer Dieu. »

Auteur : Ami Rougé

Introduction :

A ma conversion à Christ, mon premier choc émotionnel fut la découverte du combat contre le pantalon féminin. 25 ans après, le débat sur les tenues des femmes chrétiennes n’a toujours pas pris fin. Il s’est surtout amplifié. D’un côté se tiennent ceux qui attaquent : les censeurs, et de l’autre ceux qui défendent : les libéraux. Chaque groupe ayant ses sous-groupes : extrêmes, modérés, centristes etc. Certains disent oui au pantalon et non au décolleté, d’autres disent non au pantalon mais oui aux perruques, d’autres encore disent oui au voile et oui à la mini-jupe etc. Dans tous les cas, l’apparence physique des femmes déchaine les passions et semble remporter la palme d’or des discussions évangéliques…plus important que la pédophilie, plus digne d’intérêt que les chrétiens tués en Orient pour leur foi, et plus utile que le problème des femmes battues…
Après 25 ans en tant qu’auditrice des joutes verbales entre libéraux et censeurs je vous expose ici les réflexions qu’elles m’ont inspirée. Il ne s’agit pas d’être pour ou contre, ou de dire à la femme comment elle devrait s’habiller, chacun rendra compte tout seul pour lui-même devant son créateur. Mon but ici est d’analyser la manière dont les débats sont menés des deux côtés, et de pointer du doigt les arguments et contre-arguments qui dérangent.

Plan :

Introduction

I. Analyse des propos des censeurs
1- Un débat violent
2- Un débat qui manque d’éthique
3- Un débat qui affecte les écritures
II. Analyse des réponses des défenseurs
III. Et Jésus dans tout cela ?
Conclusion

I. Analyse des propos des censeurs
1) Un débat violent

Le débat est rendu violent par l’utilisation d’un langage inapproprié

Alors que Paul et Pierre ont employé dans 1 Timothée 2  et Pierre 3 un langage respectueux, honorable, révérencieux, et doux, la plupart des personnes qui critiquent l’apparence physique des femmes chrétiennes usent d’un langage déplacé, moqueur, souvent lapidaire, quelques fois violent, et toujours réducteur. Les commentaires sont totalitaires, arbitraires, légers et insultants. Je n’ai jamais entendu dans ces débats un discours du genre : « femmes vous n’imaginez pas combien un vêtement digne est le reflet de votre beauté intérieure, combien ça honore le Christ que vous soyez convenablement couvertes, combien il se réjouit que votre tenue reflète sa pureté, vous êtes plus belles naturelles que maquillées etc. » Il est plutôt commun d’entendre : « femme arrêtez d’être des séductrices et de faire tomber les hommes avec vos tenues de païennes, votre maquillage de prostituées, vos bijoux de sirène des eaux. Les musulmanes vous surpassent en sainteté. Vous irez en enfer. » Ils ont fait de l’apparence physique de la femme une condition de salut au mépris de la vérité divine.
Il me vient alors deux images lorsque je les lis ou entends : de la salive projetée sur les paroles de Paul et de la boue renversée sur les phrases de Pierre.

Le débat est rendu violent car il hypersexualise la femme chrétienne

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Femme juive ultra orthodoxe au 21ème siècle

Lorsqu’on parle d’hypersexualisation du corps féminin, on accuse en général tous ces gens qui se plaisent à exposer la nudité de la femme. Mais réalisez-vous que ceux qui veulent couvrir la femme à l’étouffé sont aussi coupables d’hypersexualisation ? Quand un homme trouve qu’un coude de femme ou un vernis à ongles est un acte de séduction qui peut le faire tomber dans le péché, il y a un problème évident d’hypersexualisation maladive. Non, le coude n’est pas un organe sexuel et le vernis à ongles n’a pas vocation à vous donner une érection. Je dis souvent que s’ils n’avaient pas besoin de nos mains pour leur préparer des agapes ou de nos voix pour garantir une louange vivante ils exigeraient qu’on les enveloppe. Il est évident que l’on ne peut être hantés à ce point par la couverture du corps des femmes à moins de les considérer comme des objets sexuels ambulants dotés d’un pouvoir irresistible sur le sexe opposé. D’où le besoin frénétique de juger son apparence physique et de la couvrir au maximum afin de protéger les saintetés masculines. Le débat sur le vêtement des femmes chrétiennes est d’une violence inouïe : il colle à la femme une étiquette de tentatrice permanente alors que le péché d’Eve a été réglé en même temps que celui d’Adam : à la croix. Ces hommes agissent aussi comme si le corps de toutes les femmes appartenait à tous les hommes, comme si chacun d’eux avait le droit de juger le corps de chaque femme et d’en faire un champ de mission ou un terrain de combat. Si pour le monde la femme est un objet à découvrir, pour ces chrétiens elle est un objet à couvrir. Objet quand même dans les deux cas.

2) Un débat qui manque d’éthique

Le débat manque d’éthique à cause du deux poids deux mesures.

Si l’apparence physique des femmes chrétiennes déchaine les passions celle des hommes chrétiens ne tient qu’à cette phrase : « l’homme ne portera pas de vêtement de femmes » (Deut 22 :5) C’est tout ? Est-ce vraiment tout ce que Dieu leur demande ? La culture biblique de la pureté vestimentaire ne concerne t-elle donc que les femmes ? Certains censeurs poussent l’offense jusqu’à soutenir qu’il n’est écrit nul part dans la Bible que l’homme doive s’habiller avec modestie et sainteté. Il ne serait donc pas soumis aux mêmes obligations vestimentaires que la femme. Que faire alors de 1 Corinthiens 6 :18, 1 pierre 2 : 11, Ephésiens 5 :3, Ephesiens 5 :5. ? Ces versets exhortent à la pudeur hommes et femmes. Et la pudeur vestimentaire en fait partie. D’autres censeurs avancent que les hommes n’ont pas besoin de faire attention à leurs tenues car cela n’a aucune incidence sur les désirs sexuels des femmes. Ah bon ? La femme n’est-elle pas le sexe faible ? En tout cas c’est ce que Paul écrit.(1 Pierre 3 :7) J’en conclus que si une femme chrétienne ne peut apparaitre ainsi

beautiful-1274056_1920sans créer de polémique et qu’un homme chrétien peut paraitre ainsi

homme peut porter ça

sans susciter le moindre débat, il s’agit plus d’un acharnement de la part des censeurs, que d’une question de pureté. A cause de ces deux poids deux mesures on peut douter de la sincérité du débat sur le vêtement des chrétiennes. Il ne faut donc pas s’étonner du sentiment amer d’injustice que cela crée chez de nombreuses soeurs.

Le débat manque d’éthique parce qu’il déresponsabilise l’homme.

Un pasteur que j’écoute et admire beaucoup a un jour dit, et je résume avec mes propres mots, que lorsqu’un homme voit une femme avec un joli visage et qu’il la regarde une fois ce n’est pas forcément un péché, parce que l’on est naturellement attiré par la beauté. Mais si elle passe devant lui et qu’il se retourne pour la regarder, ce second regard devient péché, car l’homme n’a pas pu résister à la sensualité de la femme. Quoi ? Alors l’homme n’a pas eu le réflexe d’ôter cet œil (Matthieu 5:29) qui était pour lui une occasion de chute, il a laissé sa convoitise (Jacques 1:14) faire son chemin dans son âme et en conclusion la femme est accusée d’avoir dégagé de la sensualité ? La femme est-elle la gardienne de la moralité et de la pureté des hommes ? Aurait-elle d’un côté la nature du péché et de l’autre la mission de l’Esprit Saint ? On oublie trop souvent que c’est à Adam que Dieu a demandé des comptes.

Le débat manque d’éthique parce que les censeurs n’en ont jamais assez

Vous vous couvrez les bras, ils exigent que vous vous couvriez les avant-bras. Vous vous couvrez les genoux, ils veulent vous couvrir les chevilles, vous vous couvrez le torse, ils veulent que vous vous couvriez le cou. Même si vous vous habillez comme les femmes au temps de Jésus, ce ne sera jamais assez pour eux. La preuve, elles portaient des bâches et la société trouvait encore qu’elles étaient trop dangereuses pour se promener seule dans les rues. Certains verront de la séduction dans la manière dont vos mains tournent les pages de la Bible, dans les battements de vos yeux qui admire ses versets, sur les mouvements de vos lèvres qui la lisent, dans les intonations de votre voix qui chante les merveilles de Dieu. Ils trouveront toujours le moyen de vous accuser de leur propre faiblesse.

III. Un débat qui affecte les écritures

Un débat qui affecte les écritures par le manque de profondeur

Combien d’entre eux ne sont-ils pas dans la lettre ? combien d’entre eux font-ils l’effort d’étudier le contexte ? Combien d’entre eux font-ils des recherches linguistiques ? Combien ne sont-ils pas fermés à la réflexion ? Vous aurez beau leur expliquer l’évidence : le pantalon n’existait pas tel quel à l’époque et il y a différentes manières de porter le pantalon aujourd’hui etc.

9416814cc35635be981ae457fdeb84d8                  d579a40766e2f6f1b2704fa32d51d828  100-lin-tunique-femme-collection-printemps-eteIls répèteront encore et encore « la femme ne doit pas porter de pantalon, la femme ne doit pas porter de pantalon, la femme ne doit pas porter de pantalon, enfer, enfer, enfer ! »

Un débat qui affecte les écritures car les censeurs prennent la place de Dieu

De nombreux censeurs associent constamment l’habillement des femmes à l’homme. Vous vous habillez « pur » ? C’est pour ne pas les faire tomber. Bravo. Vous vous habillez « impur » ? c’est pour les faire tomber et pas bravo. Comme si les femmes devaient s’habiller en fonction de l’effet qu’elles ont sur les hommes. Il n’est aucunement  question des hommes dans les passages de référence. Si Pierre mentionne le « mari » (dont Abraham cité en référence) il ne fait pas cas des autres hommes. Ces derniers n’ont de cesse de s’introduire dans un verset qui ne les implique aucunement et prennent de ce fait la place du mari et celle de Dieu. Il n’est pas écrit :« De même, que les femmes soient revêtues d’une parure décente, avec pudeur et modestie, non pas avec des tresses et de l’or, ou des perles, ou des vêtements somptueux, mais avec de bonnes œuvres, ce qui convient à des femmes qui affirment honorer l’Homme . » ni  «Ainsi se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient en l’homme, soumises à tous les hommes, comme Sara, qui obéissait à tous les hommes et les appelait ses seigneurs. »Les censeurs se placent au centre de ces versets en laissant croire que les femmes doivent veiller sur leur tenue vestimentaire afin de ne pas déranger les hommes ou les tenter ; ce n’est pas la pensée de Dieu révélée dans ces versets. La femme chrétienne doit s’habiller avec décence et modestie non pas pour éviter de faire tomber les hommes, mais pour honorer le Seigneur parce que c’est sa volonté. Il s’agit de plaire au Seigneur et non pas de préserver le sexe opposé. Et si l’homme est préservé tant mieux, mais c’est accessoire. La masculinisation de ce débat est une cause majeure de la rébellion qui persiste dans les cœurs de nombreuses femmes qui résistent à ces versets. Il est temps de « démasculiniser » la discussion et de la ramener à la vertu de Christ.

Comment les défenseurs réagissent-ils aux propos des censeurs ?

1. Ils se justifient. Les femmes qui portent des perruques ou qui se maquillent, ou qui s’habillent sexy etc. se sentent souvent accusées et attaquées par les propos des censeurs. Leur réaction est de contre-attaquer parce que blessées. Les pasteurs dont les femmes ou les filles ont une apparence que les censeurs jugent mondaines vont tout faire pour justifier dans leur prêche, leurs femmes, leurs filles ou les femmes de leur église. Ils rendent coup pour coup, verset pour verset. Si vous êtes certains que Dieu ne réprouve pas votre apparence physique quel intérêt de vous justifier devant l’accusateur ? Notre justification propre n’a aucune valeur, seul Christ justifie parfaitement.

2-Ils veulent faire fléchir leurs accusateurs. A trop vouloir convaincre les censeurs, les défenseurs tombent également dans le piège de la déformation des écritures. Les explications sur le fait que le voile ne serait pas obligatoire, sur le ministère des femmes, sur les nombreux éléments bibliques d’ordre culturel etc. semblent quelques fois sortir du chapeau. Autant les censeurs sont à la lettre, autant les défenseurs creusent trop. Dans leur zèle à justifier leurs pratiques ils en arrivent à critiquer Paul au point d’exprimer des doutes à son sujet.  A peine si certains ne considèrent pas l’apôtre comme un imposteur juste parce que leurs femmes enseignent ou ne portent pas le voile. C’est terrible. Ils prennent les phrases de Paul, puis les tournent, les retournent, les contournent, les détournent. Même une cérébrale comme moi en reste bouche bée. A trop réfléchir on court le risque de devenir philosophe. A creuser trop profondément on risque de ne plus pouvoir sortir du trou.

3-Très peu de libéraux se posent la question suivante : et si les censeurs avaient (un peu) raison ? Et si le monde avait plus d’impact sur mon apparence physique que je ne veux l’avouer ?
Peu d’entre eux font la démarche de réfléchir sur leurs réelles motivations. Pourquoi je me maquille ? Pour mon plaisir ou pour séduire ? Pourquoi je ne porte pas le voile ? Parce que je suis convaincue que ce n’est pas une obligation ou parce que j’ai envie de montrer mes beaux cheveux ? etc. Qu’est-ce qui me préoccupe le plus, le regard de Christ ou celui des hommes ? L’honneur du Seigneur ou mon succès vestimentaire ?
Une femme chrétienne fréquentant une célèbre église évangélique est allée acheter des vêtements chez sa voisine et elle a craqué pour ceci.

elle a choisi çaElle est revenue quelques mois plus tard pour choisir un autre vêtement afin de se rendre à une cérémonie familiale de baptême catholique. N’ayant pas trouvé son bonheur, elle a demandé à la vendeuse de se réapprovisionner rapidement. Cette dernière lui répondit ceci : « je n’aurai pas de nouveauté avant ta cérémonie, pourquoi ne portes-tu pas la robe achetée la dernière fois ? » La chrétienne de lui répondre choquée : « Ah non je ne peux pas aller à ce baptême avec cette robe. Je la mets pour le culte du dimanche à mon église. Pour le baptême je cherche un beau tailleur classe de ce genre.  »la-reine-de-jordanieIl ne s’agit pas de porter un jugement de valeur sur  le fait que la robe glamour lui serve de vêtement pour le culte. Chacun fait comme il veut, et si son église le lui permet qui suis-je moi pour en faire un drame ? Mes choix vestimentaires ont sans doute (également ) été source d’émois chez d’autres, les échelles de valeur étant variables. Ce qui interpelle ici c’est cette aisance à déclarer la robe rose indigne d’une réunion famililale, mais convenable pour le culte du dimanche.
La deuxième histoire concerne une femme chrétienne qui se marie. A la cérémonie traditionnelle elle porte cette robe.

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Une semaine plus tard à la mairie elle porte celle-ci.

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Elle arrive pour sa cérémonie religieuse à l’église avec ça.

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Il y a de quoi s’attrister. Il y a de quoi s’émouvoir. Si cette mariée avait porté le même genre de robes à toutes ses cérémonies cela n’aurait pas été aussi malaisant. On aurait compris qu’il s’agissait de son style, de son “mood”. Qu’on apprécie ou pas elle serait dans la continuité. Les variations de style chez cette mariée laissent à désirer car pour la tradition elle a opté pour la modestie,  devant la république elle a choisi la chasteté et en présence de Dieu elle s’est laissée aller au sexy. Quel message a-t-elle véhiculé à toutes les personnes qui ont assisté à ses trois cérémonies ? Christ n’est pas aussi digne que la tradition, il n’est pas aussi digne que le maire. En lui seul je peux me laisser aller.

Qui est le Christ pour nous et qu’est-ce qu’il mérite ? Quelle image de notre Seigneur se dégage de mon apparence physique ? Telles sont les questions fondamentales.

III. Et Jésus dans tout cela ?

Les femmes à l’époque de Jésus s’habillaient toutes de manière plus que décente. Je veux dire par là qu’il n’y avait pas de risque d’avoir un dos dénudé, ou un coude apparent. Malgré cela la société trouvait quand même le moyen de les hypersexualiser. Comment ?
Selon Madame le docteur Zhava Glaser(1) (sources : jewsforjesus.com)
1. Les femmes étaient tenues en haute estime dans l’ancien testament mais dans le nouveau testament leurs droits avaient décliné et leur vie était confiné presque entièrement dans la sphère familiale privée.
2. À l’époque talmudique, les femmes respectables étaient censées rester dans l’enceinte de la maison. La terminologie utilisée pour une prostituée était «celle qui va ailleurs».
3. Si une femme était dans la rue elle devait être accompagnée, il lui était interdit de parler aux hommes et elle devait être lourdement voilée.
4. Un passage talmudique ladécrit comme «enveloppée comme une personne en deuil (faisant référence au revêtement du visage et des cheveux) isolées des gens et enfermées en prison» (Eruvim 100b)
L’attitude de Jésus envers les femmes était opposée à l’ordre et aux craintes de son époque. Il a assaini l’image sexuel des femmes.
Il leur parlait en public et osait même parfois faire le premier pas comme avec la veuve de Naim ou la samaritaine. Il a accepté des femmes comme compagnons de voyages. Il n’a pas vu en elles des potentielles aguicheuses qui ferait tomber les hommes de l’équipe. Il avait un RDV divin avec la samaritaine, et pour se retrouver avec elle, Il n’a pas hésité à éloigner ses disciples parce qu’ils auraient fait « gnangnangnangnan » et il a pris le temps de discuter avec cette femme sans crainte d’être envoutée par sa voix de pécheresse. Lorsque la femme à la perte de sang l’a touché, il savait dans son omniscience ce dont elle souffrait, mais il n’a pas ressenti de dégout. Il a plutôt laissé sa vertu guérir la malade. Il était loin de La Menstruophobie ambiante. Mais le meilleur se trouve dans l’histoire de la femme de mauvaise vie. Celle qui a mouillé les pieds de Jésus de ses larmes, les a essuyés avec ses cheveux, avant de les parfumer. Qui peut croire qu’elle ait fait cela comme on passe une serpillère ? Elle avait des mains de pécheresse et a sans doute fait preuve d’une certaine délicatesse. Agir ainsi envers un homme, qui plus est un Rabbin et en public, vous imaginez la gravité de ses actes ?! La chevelure des femmes…mais c’est l’ile de la tentation pour ces hommes. Jésus a-t-il crié à la sirène des eaux ? Non ! pourquoi ? parce que rempli du Saint Esprit il n’avait aucune convoitise dans son cœur, ses pensées ne pouvaient donc être souillées. Il n’a pas considéré cette femme ni toutes les autres comme des personnes à accuser ou à craindre, mais plutôt comme des êtres humains ayant besoin d’être couvertes par sa pureté. N’est-il pas l’exemple à suivre cher frère, cher monsieur ?

Conclusion

Les femmes chrétiennes doivent savoir que quand il marchait en tant qu’homme sur la terre, Jésus a assaini l’image de la femme. Il a montré aux pharisiens que c’étaient eux qui avaient un problème. A la croix il n’a pas seulement réglé le péché d’Adam, il a aussi réglé le péché d’Eve une fois pour toutes. Votre identité n’est plus séductrice potentielle. Votre identité n’est plus tentatrice permanente. Christ n’est pas mort pour des objets. Il est donc indispensable de refuser de vous laisser traiter comme tel que ce soit par les « dénudeurs » ou les « couvreurs.»  Si c’est l’avis et le jugement des hommes qui vous préoccupent à chaque sortie cela signifie que ce sont les hommes que vous craignez et non Dieu.

Je répète : Une femme chrétienne fait attention à être vêtue décemment, elle fait attention de se comporter correctement pour une seule raison : parce que la Parole le lui demande et qu’elle a envie d’honorer Dieu, et non pas parce qu’elle peut éveiller en l’homme des envies de sexe. La modestie concerne la liberté en Christ et ne doit en aucun cas naitre de la répression des hommes. Je vous encourage soeurs à vous regarder non pas avec les yeux de ceux qui vous hypersexualisent, mais avec les yeux de celui qui vous revêt de sa pureté. C’est une question d’estime de soi et c’est ainsi que vous ferez le meilleur choix.

Ecrit par Ami Rougé @theamijournal.com

 

notes

  1. Madame le Dr Glaser enseigne l’hébreu biblique en tant que langue parlée vivante, ainsi que l’exégèse hébraïque avancés dans l’Ancien Testament (Torah, Neviim et Ketuvim). Elle enseigne également l’histoire juive et l’éthique juive, et est rédactrice et co-auteure des “Fall Feasts of Israel” publiés par Moody Press. Le Dr Glaser est membre de l’Association des études juives, de l’Association nationale des professeurs d’hébreu et de la Evangelical Theological Society

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