Tabitha, ou ton relais formidable dans le plan du salut

3-Assure ta course dans le relais

On résume souvent l’histoire de Tabitha comme suit  : ‘la résurrection de Tabitha par Pierre’.  Plusieurs personnes ont pourtant participé à la réalisation de l’acte final. Tout d’abord, les veuves qui pleuraient. Leurs pleurs mirent l’accent sur la valeur de Tabitha et le grand vide que son absence allait créer. Ces lamentations influençèrent sans aucun doute ces frères qui saisis de compassion eurent l’idée de faire appel à Pierre. Deux disciples acceptèrent ensuite de parcourir environ 17 km (distance de Lydde à Joppé) vraisemblablement à pieds pour aller chercher l’apôtre. Selon Mappy un piéton met aujourd’hui trois heures pour parcourir cette distance ! Quel amour ! Ensuite, Pierre n’hésita pas à quitter Lydde pour les suivre. L’apôtre termina le relais et la gloire de la victoire lui fut attribuée. Il fallut toutefois plusieurs passages de témoin.

C’est ainsi dans l’Eglise : certains travaillent dans les coulisses afin que d’autres soient dans la lumière. Il est écrit dans 1 Corinthiens 12 : ll y a diversité de dons, mais le même Esprit; 5diversité de ministères, mais le même Seigneur;6diversité d’opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous. 7Or, à chacun la manifestation de l’Esprit est donnée pour l’utilité commune...11Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut. Chacun des protagonistes de notre récit a assuré sa course afin que la victoire finale soit possible. As-tu vu la fin d’une course de relais ? Tous les coureurs de l’équipe championne se jettent joyeux dans un premier temps sur le dernier relayeur comme s’il avait fait le travail tout seul. Tu as passé des heures à préparer les textes de la louange qui défilent actuellement sur le rétroprojecteur, et tu te trouves dans les coulisses tandis que tous sont en extase devant l’onction de ta soeur qui chante sur l’estrade ? Ton rôle n’est pas moindre même s’il n’est pas reconnu; tu n’es tout simplement pas celle qui termine la course. Quand ta soeur termine la course dans la victoire, c’est toi qui gagne, pense-y afin de balayer toute amertume ou jalousie.

Quand le royaume de Dieu avance, peu importe que tu sois au début ou à la fin d’un acte, pourvu que tu n’aies pas déclaré forfait, la gloire finale est aussi la tienne. C’est l’Eglise qui gagne.