7 expressions à ne plus cultiver à la légère

3. A tes (vos) souhaits quand quelqu’un éternue

Formule à éviter pour plusieurs raisons dont une gravi…gravissime.

  1. C’est inutile. Ce n’est pas parce que vous lui dites ‘à tes souhaits’ que ses vœux vont se réaliser.
  2. C’est fatigant. En période de grippe et de rhume des foins, vous en aurez du travail avec votre collègue qui éternue 100 fois dans la journée. Et puis, si vous le souhaitez à l’un et pas à l’autre, bonjour l’ambiance au bureau.
  3. C’est dangereux. Si l’autre a des souhaits néfastes, vous n’allez quand même pas l’encourager à les réaliser !
  4. C’est ‘beauf’. Oui, contrairement à ce que certains ont voulu nous faire croire, cette formule est étrangère au code du savoir-vivre. En disant ‘à tes souhaits’ vous faites remarquer à l’autre qu’il vous a dérangé. Une personne polie au contraire fait mine de n’avoir rien entendu. Beauf ou chic, à chacun son optique.
  5. Cela craint…spirituellement. C’est le même genre de babiole qu’abracadabra, Hocus Pokus ou bibidi bobidi bou de la marraine de Cendrillon; hum, Hum. Cela nous vient de l’antiquité. Morceaux choisis : certains croyaient qu’à chaque ‘atchoum’ l’âme pouvait quitter le corps. D’autres encore étaient persuadés qu’un démon était expulsé à chaque éternuement. De nos jours, dans certaines dénominations, on l’appellerait ‘esprit d’éternuement’ ou ‘démon Atchoum’ pour les potes. Alors, pour conjurer le sort ils disaient à l’époque « que Jupiter te préserve », ce qui dans sa version moderne, civilisée et un brin laïcisante, est « à tes souhaits ». A quel moment ce ‘quick change’ a-t-il eu lieu ? Aucune idée. Bien malins ces anglophones qui ont su christianiser la chose avec « God Bless You ». Ni vu, ni connu, je t’embrouille.

Il ne vous reste plus qu’à résister à la pression ‘atchoumystique’ de votre entourage. Bon courage !